Ses dissert

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LYCÉE CONDORCET

SECTION LITTÉRAIRE

PHILOSOPHIE GÉNÉRALE

*

(Méthodologie)

Année 2006

ANALYSE DE SUJET DE DISSERTATION - CORRECTION

 
*

Sujet proposé :

« Y a-t-il une nature humaine ? »
 

*
INTRODUCTION
 
I) IL N’Y A PAS DE NATURE HUMAINE
1) La singularité ethnique
2) Le point de vue de la race3) Le point de vue de l’histoire et de la culture
Transition :
 
II) L’AFFIRMATION D’UNE NATURE HUMAINE
1) Le point de vue scientifique
2) Le point de vue philosophique
3) La nature humaine en devenir
Transition :
 
III) LA NATURE HUMAINE COMME CONCEPT RÉGULATEUR
1) La nature humaine, une exigence méthodologique
2) La notion de nature humaine, une exigence morale
 
CONCLUSION
 ******

INTRODUCTION.

 
- L’expression “nature humaine” désigne généralement ce qui serait présent en tout homme, commun à tous les hommes, et qui correspondrait à un ensemble d’éléments et de comportements innés, héréditaires et spontanés.
 
- Cette expression fait d'abord problème en ce qu’elle suggère une identité invariable et un destin indépassable, car, par définition, “on n’échappepas à sa nature”. Parler de nature humaine revient donc à postuler qu'il existe une définition de l'homme qui s'appliquerait à tous et à chacun d'entre eux.
 
- Or, lorsqu'on observe les hommes, ce qu'on voit, ce n'est pas l'identité, ce qu'ils ont de commun, mais des différences, une diversité qui semble ruiner l'idée même d'une nature humaine.
 
- Le problème est donc le suivant : d'un côté onparle de nature humaine, d'essence de l'homme et il semble que cette idée d'une définition de ce qu'est l'homme soit légitime. Mais de l'autre, il semble que cette idée soit vaine parce que les différences observables entre les individus sont telles qu'ils semblent n'avoir rien en commun.
 
- Qui plus est, au nom d'une certaine idée de l'homme et en raison de différences observables entre eux,on a pu refuser le statut d'homme à des êtres qui pourtant étaient des membres de l'espèce humaine (exemple des Noirs ou des Juifs). De même, lorsque nous disons de certains êtres humains qu'ils sont des bêtes en raison de leur violence ou de la monstruosité de leurs actes, n'est-ce pas leur refuser le statut d'homme ?
 
- En même temps, renoncer à l'idée de nature humaine revient à s'interdirede penser l'égalité fondamentale des hommes entre eux, au-delà de leur diversité. En effet, n'est-ce pas le concept de nature humaine qui permet de construire les autres comme semblables ? Et ne sommes-nous pas dans l'inhumain quand est rompue l'unité du genre humain au profit d'une classification hiérarchisée entre humains et non-humains ?
 
- Le concept de nature humaine renvoie tout à la foisà la question de la connaissance qu’il est possible d’avoir de l’homme (qu’est-ce que l’homme ?) mais aussi à celle du rapport que nous devons avoir à nos semblables. La question « y a-t-il une nature humaine ? » nous met donc en demeure de fonder la nature humaine dans un critère qui ne doit exclure aucun homme mais qui doit fonder une égalité fondamentale des hommes entre eux, au-delà de leurdiversité apparente.
 

I) IL N’Y A PAS DE NATURE HUMAINE

 
-        Parler de nature humaine, c’est se référer à un fond permanent et commun à tous les hommes, par-delà les évidentes différences d'apparence physique, de moeurs, de lois. Or cet universel semble en contradiction avec ce qui caractérise fondamentalement les hommes, savoir l’aptitude à la différence culturelle. Qui plus est,la notion de nature humaine n’est pas fondamentalement dangereuse et impropre à penser non seulement l’humanité mais l’égalité entre les hommes ? L’universel qu’est censé incarner la notion de nature humaine parler de peut être refusé de trois façons : au nom de la singularité ethnique, au nom de la race, au nom de la culture ou de la liberté.
 

 

1) La singularité ethnique

 
-       ...
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