Siècle des lumières

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  • Publié le : 10 avril 2009
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BIBLIOGRAPHIE :

— La Littérature française du XVIII° siècle, de Sylvain Menant et Michel Delon (PUF).
— La Philosophie des Lumières, de Cassirer.
— Les Lettres persanes (Montesquieu).
— Le Dictionnaire philosophique (Voltaire).
— Les six premiers livres des Confessions (Rousseau) .
— Les Rêveries du promeneur solitaire (Rousseau).
— Le Neveu de Rameau et Jacques le fataliste (Diderot).INTRODUCTION

Le terme de « Lumières » fut employé dès le XVIII° siècle. Les Lumières commencent en fait à la fin du XVII° siècle, avec Fontenelle et Bayle, dont on dit qu’ils sont les pères fondateurs du XVII° siècle ; elles s’achèvent avant la révolution, avec Sade et les Anti-Lumières.
Quatre grands noms ont marqué ce siècle : Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderot (voir plus loindans le cours les chapitres qui leur sont consacrés).
On appelle le XVIII° siècle le « siècle des Lumières », car après la mort de Louis XIV, en 1715, il y a une explosion en France d’une croyance dans le progrès, qui sera le fruit des lumières de la raison : le progrès de l’humanité guidée par les Philosophes.

Les pères fondateurs datent du XVII° siècle. Avec Bayle (1647-1706) etFontenelle (1657-1757) apparaît l’esprit d’examen (c’est-à-dire l’esprit critique) ; c’est un changement radical avec la période précédente (la période classique).
Le classicisme (Racine, Molière, etc.) imposait une littérature extrêmement codifiée, avec des règles strictes auxquelles on devait se conformer, et l’imitation des anciens. On applique ce que l’on croit être les traditions antiques,grecques et latines (comme par exemple la règle des trois unités, qui n’existait pas chez Aristote !). Cette notion de règle va éclater, mais pas de la même façon chez tous les auteurs [NB: pour Voltaire, qui a un peu vécu sur les deux époques, seules comptaient les tragédies « dans le goût classique »].
On remet en question les canons de la littérature, et ceux de toutes les activités humaines. Toutdoit passer au filtre, rien ne doit échapper à l’esprit d’examen du philosophe. Même les textes sacrés, comme toute production humaine, doivent être critiqués et discutés. [NB: On a le cliché du Philosophe du XVIII° siècle comme un personnage athée. C’est faux ! 90 % de la France est paysanne, et la campagne est pieuse ; l’athéisme est un phénomène citadin, voire Parisien. Même Voltaire a besoinde la religion pour faire tourner ses « fabriques »]. On arrive donc à une littérature d’idées. On n’arrive pas à concevoir une société sans morale ; pour que cette morale existe, on a besoin de la religion.
La grande question du XVIII° siècle est : comment fabriquer un citoyen vertueux ? (Diderot : comment avoir une société d’athées vertueuse, morale. Voltaire : lutte contre l’intolérance,l’infâme, la religion catholique).

C’est avec Bayle que l’on peut faire commencer les Lumières. Français, d’une famille protestante réfugiée en Hollande après avoir quitté la France suite à l’Édit de Nantes, il est profondément croyant. Il va être le premier à critiquer les textes sacrés. Il va publier son Dictionnaire historique et critique (1695-1697), dans lequel il passe les écrits en revue ;très croyant, il critique les textes sacrés pour les renforcer, pour voir ce qui est irréfutable en les « nettoyant », sans vision négative. Il va changer les états d’esprit, la conception que se font les hommes de l’Histoire.
Avant les Lumières (avec Bossuet), l’interprétation de l’Histoire était simple : elle est dominée par la Providence Divine. Le roi est de droit divin, et les français nesont que des sujets soumis à la volonté divine (on a une conception théologique).
On a ensuite une laïcisation de l’Histoire, qui commence avec Bayle et qui se poursuit avec Fontenelle et Voltaire. Les hommes vont prendre leur histoire en main. Le XVIII° siècle est donc un siècle éminemment politique, la politique est au centre de la réflexion des écrivains du siècle, tout comme la recherche...