Sido

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  • Publié le : 13 octobre 2010
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Personnages :La mère dont le surnom est le titre du roman, Sido. La première partie du roman lui est consacrée mais elle demeure le personnage central du récit autour duquel gravitent et s’organisent les souvenirs de Colette. C’est elle qui a principalement marquée l’auteur dans son enfance et qui l’a initiée à la découverte de la nature. Femme particulière, elle entretient une relationfusionnelle avec Colette qui se transforme en jalousie lorsque celle-ci ressent une attirance pour une autre femme.Le père, deuxième mari de Sido, est présenté par l’auteur elle-même comme quelqu’un de « méconnu », l’enfant qu’elle était étant totalement absorbé par sa mère. Fou amoureux de sa femme, il évoque rarement son passé militaire où il était capitaine et  où il a perdu une jambe, avant derencontrer Sido. Il a plutôt l’esprit citadin et est plutôt en retrait dans la famille, centrée autour de la figure maternelle. Toutefois, passionné de littérature, il prétend avoir écrit des livres, qui plus tard se révèleront n’être que des pages blanches reliées ensemble. Il a toujours un air sur les lèvres pour célébrer son amour pour sa femme.Les frères de Sido ou plutôt son demi-frère, Achille, etson frère Léo sont comme leur mère et leur soeur, des enfants de la nature. La partie qui leur ait consacré, « Les sauvages », met en valeur cet aspect incivilisé. Complices, ils jugent la littérature selon leurs propres critères, s’amusent à disparaître lorsque les circonstances sont trop conventionnelles.Juliette est l’étrangère, la demi-soeur qui s’est mariée tôt et qui n’entretient aucun lienavec les autres membres de la famille. Absente dans la plus grande partie du récit, elle est brièvement évoquée à la fin des « sauvages » où Colette fait allusion à cet isolement. Colette elle-même : l’adulte qui est la voix narratrice et livre et médite sur ses souvenirs et, Colette enfant. Celle qui court les bois à l’aube, celle qui est complètement absorbée par sa mère et qui évolue autourd’elle, ne pouvant se soustraire à son influence. Celle dont les actes et les pensées de cette époque forme l’histoire de ce roman autobiographique.
La thématique :La nature :Le bestiaire :L’univers animalier tient une certaine place dans le roman.On découvre que l’enfance de Colette était liée à la présence d’animaux familiers : le chien, le chat. Bien que brièvement évoqués, ils font partie dessouvenirs et sont consubstantiel au foyer et participe au bonheur de l’enfance. Sido, la mère de Colette, lui a non seulement transmis son hypersensibilité mais surtout lui a appris à regarder et à interpréter ce que peuvent enseigner les animaux. Telle une éducation rousseauiste, Colette découvre, par exemple, qu’en observant le comportement de la chatte, on peut prédire le temps plus justement queles météorologues de Paris. Le récit est ponctué de ces quelques allusions à l’enseignement animal. Devenue elle-même adulte, Colette n’a rien perdu de ces précieux conseils et les transmet au lecteur. Cette évocation des animaux domestiques participe à la célébration de la mère dans sa prodigieuse communion avec la nature. C’est Sido qui s’en occupe et d’ailleurs le chien n’attend que son ordre.Quant à la chatte, elle répond à son appel, lui sert de baromètre.
L’hymne à la nature :    Le rapport que Colette entretient avec la nature est essentiellement sensoriel et sensuel, son expression littéraire lui donne une dimension panthéiste. La nature devient par le pouvoir des mots une matrice vivante qu’animent, fécondent et malmènent parfois des forces supérieures. Les éléments sont le plussouvent représentés par des allégories polymorphes, comme des esprits bénéfiques ou malfaisants. Le lexique du signe (présages, avertissements, signaux, manifestations, significations, enseignements) et du don (magie, génie, dons, apport, fruit, trésor, prodiges, miracle, offrande) instaure l’univers naturel en ordre animé, en véritable cosmos. A l’être humain le devoir de l’interpréter, d’en...
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