Sociétés ouvertes ou fermées

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  • Publié le : 3 décembre 2009
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RAPPORT INDIVIDUEL


Au 30 juin 2009, le Canada comptait près de 3800 sociétés cotées en bourse , ce qui constitue un nombre bien plus grand, par habitant, qu’une bonne partie des pays développés. Pourtant, la proportion d’entreprises mondiales cotées en bourse est très faible comparativement au nombre total de sociétés.
On peut donc se demander pourquoi certaines entreprises décidentd’être des sociétés ouvertes alors que d’autres préfèrent rester fermées. Les nombreux avantages et inconvénients de cette situation font qu’une polémique est créée.
Au cours de ce rapport, on analysera les pours et les contres de la question suivante : Une grande compagnie a-t-elle avantage à être une société fermée ou doit-elle plutôt être cotée?

L’avantage premier à être une société cotée enbourse est la facilité à réaliser une augmentation de capital. De plus, les grandes entreprises peuvent avoir accès aux marchés de capitaux mondiaux pour répondre à une partie de leurs besoins financiers, comparativement aux PME qui comptent majoritairement sur les marchés de capitaux intérieurs pour du financement. Également, la cotation en bourse permet d’accroître les capitaux d’une entreprise àdes conditions plus avantageuses en comparaison avec ce que les sources classiques de financement ont à offrir, en matière de taux d’intérêts et de durée . Tout ça permet à la compagnie de réduire les frais financiers et d’augmenter sa rentabilité.
Un second point à ne pas négliger qui est favorable à la cotation en bourse est la possibilité pour les entreprises de diversifier sesinvestissements. Les nombreux marchés de capitaux permettent aux compagnies ouvertes d’investir dans des secteurs où elles sont les plus productives et d’obtenir une meilleure répartition du risque. La diversification se fait aussi par l’élargissement du cercle des actionnaires, ce qui évite à la société tout éclatement ou dissolution suite au départ de l’un de ses actionnaires majoritaires. À l’inverse, cettediffusion du capital permet une entrée facilitée pour de nouveaux actionnaires. Pour toutes ces explications, le contrôle des affaires de l’entreprise est ainsi sauvegardé.
Un troisième avantage qui pousserait une grande compagnie à s’affirmer en tant que société ouverte est le label de prestige dont l’entreprise jouirait. La crédibilité qu’une compagnie acquiert à cause de sa décision d’êtrecotée en bourse s’affirme auprès des banquiers, des fournisseurs et de ses clients, mais aussi auprès de son personnel. La cotation en bourse est un facteur de fierté pour le personnel de l’entreprise car «ils appartiennent à l’élite de l’entreprise» . La distribution d’options d’achat ou bien directement d’actions aux employés constituent des mécanismes d’intéressement du personnel pour la valeur del’action.

Si vous parlez à des hauts dirigeants de grandes entreprises, ils n’auront pas tous la même opinion sur les compagnies cotées en bourse. Certain diront que cette option ne constitue pas un avantage pour la croissance et l’image de leur entreprise.
Un premier inconvénient négligeable concerne les sacrifices en termes de coût et de temps que l’équipe dirigeante aura à gérer.L’introduction à la bourse mobilise une grande partie des hauts dirigeants d’une entreprise et une fois le processus lancé, il serait difficile pour eux d’être mobilisés à autre chose. Environ 20% des coûts engendrés iraient aux banques du syndicat d’émission, aux comptables et aux conseillers juridiques . De plus, la bourse soumet l’entreprise à des variations et à des risques déconnectés complètement desa situation actuelle.
Autant que la transparence peut constituer un avantage, autant elle peut refléter une manque de confidentialité dans certains cas. Une des réglementations de la bourse de Toronto stipule qu’«afin d’assurer une intégrité de marché efficace et autonome, [elle] et la Bourse de croissance TSX confient la surveillance de leurs marchés et les mesures disciplinaires...