Social et politiques sociales

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  • Publié le : 22 septembre 2010
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La question interculturelle dans le travail social Repères et perspectives de Gilles VERBUNT

Introduction :

Gilles VERBUNT, docteur en sociologie et ancien chargé de cours à l’université de Paris XII, il est l’auteur de plusieurs ouvrages. Son livre, ‘la question interculturelle dans le travail social’ aborde et dresse la situation sur les relations et différences culturelles qui existenten permanence entre les travailleurs sociaux, dans leurs relations d’aides d’avec les usagers. Ses différences, peuvent être sources d’obstacles et de conflits entre les deux interlocuteurs et être un frein à leur communication. Les travailleurs sociaux ne peuvent occulter de leur propre culture. De même, la culture des usagers est spécifique et ensemble, ces cultures interagissent dans leursrelations. Afin d’atteindre cet objectif, l’auteur insiste sur le besoin de formation à l’interculturel pour le travailleur social.

Problématique :

La thèse développée par l’auteur est de démontrer que le travailleur social doit développer le sens du dialogue avec l’usager. L’influence et les rapports des institutions, notamment françaises, sont tout aussi importants avec les agents exerçantssur le terrain. Le travailleur social, se positionne entre l’administration et l’usager. C’est un médiateur entre une institution, ses règles et son langage particulier et l’usager. Il doit agir et expliquer, compte tenu de la position de l’administration tout en tenant compte de la culture de l’usager. Les travailleurs sociaux, doivent favoriser la communication et les échanges, qui sont lessources d’un enrichissement réciproque, et ouvrir la culture du compromis. L’auteur présente, au travailleur social, les conditions d’un véritable dialogue interculturel indispensable dans le travail social. Le travailleur social doit faire un effort et avoir une bonne connaissance en soit, et il doit s’ouvrir à la culture des usagers auprès desquels il est en contact direct. De plus, il doit s’efforcerde les comprendre. Cet effort de compréhension parait indispensable pour combler les lacunes de la formation initiale.
Dans le processus de mondialisation, dans lequel nous vivons et dans ses échanges, on ne peut plus parler d’une culture, mais plutôt de cultures qui cohabitent, tant bien que mal, et qui parfois, s’opposent. La seule qui s’impose à tous, correspond à la contrainte de la loi.Comment aider à passer des coutumes à la loi ?
L’auteur rappelle les contraintes fondamentales du droit français, et indique comment certains usagers peuvent s’appuyer sur elles afin de justifier leur application, comme prétextes auprès de leurs communautés. Malgré l’importance de l’historique de la culture auprès des usagers et du poids de la coutume, il s’agit, bien pour la coutume, de sesoumettre aux contraintes de la loi.
Enfin l’auteur insiste au final sur l’importance de la formation à l’interculturel des travailleurs sociaux. Dans son ouvrage l’auteur met avant une faiblesse que l’on rencontre au sein de la formation des travailleurs sociaux : le manque d’enseignement lié à la compréhension des autres cultures.

Développement et argumentation:

Tout au long de son ouvrage,Gilles VERBUNT, dresse une énumération de très nombreux aspects de l’interculturel. Il aborde les notions : d’interculturel, d’intégration et du ‘vivre ensemble’ en la différenciant de la notion d’assimilation. Les trois mots seront définis.
Le premier interculturel qui signifie « entre et culture » ainsi l’auteur, par son initiative, vise à développer le dialogue interculturel et à l’inclure uneréflexion dans la problématique des différences culturelles. L’intégration exprime davantage une dynamique d’échange, dans laquelle chacun accepte de se constituer partie d’un tout où l’adhésion aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société d’accueil. Le respect de ce qui fait l’unanimité et l’intégrité de la communauté n’interdisent pas le maintien des différences. L’assimilation...
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