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Mondialisation et économie chinoise Annexe 3 : La Chine, VOLTAIRE et MONTESQUIEU

La Chine, MONTESQUIEU et VOLTAIRE Dernière mise à jour le 17 décembre 2009 Despotisme ou lumières ? Telle semble être l’interrogation des philosophes français du 17ème et du 18ème siècle lorsque leurs réflexions les entraînent vers la lointaine Chine. Très tôt naquit en France un débat enragé entre sinophobes etsinophiles, débat qui se poursuit aujourd’hui entre ceux qui, ayant troqué leurs baguettes et leurs bérets contre des Blackberry et des 4 x 4, continuent à détester un peuple qu’ils perçoivent comme une dangereuse machine à photocopier, et ceux qui sont admiratifs devant les performances incroyables de la Chine. MONTESQUIEU Dans son livre, « MONTESQUIEU et la Chine », paru en 2008, Jacques PEREIRArappelle qu’au 17ème siècle la Chine est avec l’Amérique, le sujet de toutes spéculations. Si MONTESQUIEU 1 voit dans le gouvernement et les institutions chinoises l’exemple même du despotisme, cette position ne l’empêche cependant pas de percevoir les nuances infinies de la pensée chinoise. Dans le chapitre 21 du livre VIII de l’Esprit des Lois, MONTESQIEU écrit : « Avant de finir ce livre, jerépondrais à une objection qu’on peut faire sur tout ce que j’ai dit jusqu’ici. Nos missionnaires nous parlent du vaste empire de la Chine comme d’un gouvernement admirable, qui mêle ensemble dans son principe la crainte, l’honneur et la vertu. J’ai donc posé une distinction vaine lorsque j’ai établi les principes des trois gouvernements 2.» Au chapitre 17 du livre XIX, il écrit encore que leslégislateurs chinois confondirent « la religion, les lois, les mœurs et les manières : tout cela fut la morale, tout cela fut la vertu ; les préceptes qui regardent ces quatre points furent ce que l’on appela les rites ”.

Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, connu sous le nom de Montesquieu ( 18 janvier 1689 à la Brède (Guyenne) - Paris le 10 février 1755) est un moraliste,penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières. Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l'un des penseurs de l'organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes s'appuient. Il a notamment travaillé sur la répartition des fonctions de l'État entre ses différentes composantes, appelée postérieurement « principe de séparation despouvoirs ». Sa grande contribution est d'avoir su exposer à ses contemporains deux modèles de liberté politique : la « liberté modérée » du régime monarchique et la « liberté extrême » incarnée par la Constitution d'Angleterre. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu 2 Montesquieu distingue trois formes de gouvernement, chacune soutenue par un principe : La monarchie, « où un seul gouverne,mais par des lois fixes et établies », fondée sur l'ambition, le désir de distinction, la noblesse, la franchise et la politesse; la république, « où le peuple en corps, ou seulement une partie du peuple, a la souveraine puissance », comprenant deux types : la démocratie, régime libre où le peuple est souverain et sujet. Les représentants sont tirés au sort parmi les citoyens qui sont tous égaux,l’aristocratie, régime où un type de personnes est favorisé à travers les élections. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesquieu

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Mondialisation et économie chinoise Annexe 3 : La Chine, VOLTAIRE et MONTESQUIEU

Jacques PEREIRA cite aussi un passage dans lequel MONTESQIEU pose une différence entre la politesse européenne et la civilité chinoise 3 :« La civilité vaut mieux, à cet égard, que la politesse. La politesse flatte les vices des autres, et la civilité nous empêche de mettre les nôtres au jour : c’est une barrière que les hommes mettent entre eux pour s’empêcher de se corrompre ». Jacques PEREIRA commente ainsi ce passage « Il va de soi que cette distinction subtile entre politesse et civilité se justifie plus par l’étymologie...
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