Socio-histoire de l'etat en europe

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2645 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 mars 2012
Lire le document complet
Aperçu du document
CM : SOCIO-HISTOIRE DE L’ETAT EN EUROPE

Etat = daté historiquement. Forme récente= date du 18ème s. Forme pas déclinée de la même manière partout.
Il existe des Etats plurinationaux avec plusieurs populations qui se reconnaissent comme communauté. Ex : Belgique, Suisse…
A l’inverse, il peut y avoir une même nation qui veille sur plusieurs Etats. Ex : Kurdes (il y en a en Turquie, Iran,Irak), Irlandais (au R-U et en Irlande), Albanais (Kosovo et Albanie).
Il y aussi des nations sans Etat. Ex : Palestine, Tibétains, Tchétchènes.

Enjeu du cours = comprendre comment l’ Etat nation s’est imposé en Europe.

On est pénétré par l’ Etat, difficile de le mettre à distance, de penser que ce n’est pas nécessaire, pas naturel. Pourtant ça n’a pas toujours existé.
Ex : impôts, éducationnationale, cotisations, TVA, Pv, passeport, sécu, autoroute, DDE, police, pompiers, reconnaissance d’une identité = nom déclaré à l’ Etat civil. ….
( ce qui fait qu’on y fait plus attention.

Plus largement l’ Etat intervient dans nos structures mentales = ex : calendrier, mariage, chômage.
Même la manière dont on pense les hiérarchies sociales, ex : ouvrier/employer, Cadre/salarié…(Institution liée à l’ Etat.

Or tout ça n’a rien de naturel. Suffit de passer la frontière pour voir que ce ne sera pas pareil. Ex : calendrier…
Ceci montre qu’on pourrait faire autrement. Ça ne serait pas moins légitime.

Cf., texte de Bourdieu : « l’exemple de l’orthographe ».

L’ Etat décide du bon orthographe avec l’académie française, le conseil supérieur de la langue française. Ces normessont publiées au journal officiel.
Enjeu de lutte : ceux qui veulent conserver l’orthographe telle qu’elle est et ceux qui veulent changer. Derrière cela, il y a des enjeux qui renvoient au type de capital lorsque l’ Etat dit c’est comme ça. Certains font moins de fautes que d’autres = ils ont plus de capital que d’autres. Ce capital culturel à ne valeur = accéder plus facilement à un diplôme, àun poste…Une institution décide de la bonne orthographe.
Opposition générationnelle = avant l’orthographe était primordiale, elle a perdu de son importance au profit d’autres savoirs (informatique par exemple).
Si l’ Etat dit que l’orthographe n’est pas important , il dévalorise le capital d’une génération pour qui l’orthographe était vitale.
Implique que l’ Etat joue par ce type d’acte sur leshiérarchies sociales, c’est lui qui donne la valeur de tel ou tel capital ( effet sur la distribution des capitaux aux populations.
On est face à des enjeux de distinctions.

C’est le même problème pour les emplois du temps scolaire. Plus d’histoire ou de sport, valorise un des deux capitaux.
( l’ Etat est un champ de lutte, il y a des enjeux de reconnaissance de telle ou telle type deressource. Ça veut dire que l’ Etat c’est pas seulement un lieu neutre, pas seulement le lieu de l’expression de l’intérêt général. C’est un lieu de lutte pour ce que doit être la définition de l’intérêt général.

Mais l’ Etat c’est pas seulement un outil ou instrument au service des capitalistes. Ex : pour l’orthographe plutôt défendu par des capitalistes (entreprises qui demandent à simplifierpour éviter le coût des relectures).

On apprend aussi que dans ce texte, l’orthographe est le monopole de l’ Etat. Langue française = artefact (= série de décisions arbitraires. On aurait pu décider autre chose).
Edit de Villers Cotterets sous Francois 1er (16ème s) = français comme langue officielle.
17ème = académie française qui définit une orthographe.
19ème = administration est en mesured’imposer une unification linguistique sur l’ Etat français. Cela avec l’école publique, les dictionnaires… Les instituteurs luttent contre les patois locaux.
( français comme langue reconnue = récent.

Cela va de pair avec l’affirmation de l’ Etat. Moment de l’imposition d’un centre face aux périphéries, du développement de fonctionnaires (profs de français). Il y a donc des gardiens de...