Sociocritique

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  • Publié le : 26 novembre 2011
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La sociocritique est une approche du fait littéraire qui s’attarde à l’univers social présent dans le texte. Pour se faire, elle s’inspire tant et si bien de disciplines semblables comme la sociologie de la littératurequ’on a tendance à les confondre. Aussi, pour bien comprendre ce qu’elle est il est important de commencer à partir des racines qui s’y plantent. "La sociocritique", mot créé par Claude Duchet en 1971, propose une lecture socio-historique du texte. Elle s’est peu à peu constituée au cours des années pré- et post- 68 pour tenter de construire « une poétique de la socialité, inséparable d’unelecture de l’idéologique dans sa spécificité textuelle »(Claude Duchet).
Sommaire
* 1 Historique
* 2 L'influence de Marx et de Durkheim
* 3 Lukàcs et Goldmann
* 4 La sociocritique: nouvelles perspectives
* 5 Liens connexes
* 6 Liens externes

Historique
On remarque pour une première fois une approche sociale de la littérature dans l’Émile de J.-J. Rousseau puis, de manièreplus importante, dans l’ouvrage De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales (1800) de Mme de Staël. Quelques années plus tard viendra Auguste Comte et son approche historique des arts que l’on retrouvera aussi dans un ouvrage majeur de Taine nommé Philosophie de l’art (1865) où il tente d’expliquer une œuvre par rapport au milieu social de son producteur. Onverra aussi les écrits de Gustave Lanson approcher le texte en mettant l’accent sur la lecture elle-même. Ces approches fondamentales à la sociocritique montrent cependant une faiblesse méthodologique et une subjectivité inappréciable dans ce genre d’approche.

L’arrivée des théories marxistes sur la société au début du XXe siècle marqua profondément l’approche sociale de la littérature. À partird’ici se formulèrent plusieurs approches du fait littéraire différentes, que ce soit en lien avec les notions de lutte des classes, d’économie ou de technologie. Pensons notamment à Th. W. Adorno, F. Mehring et P. Macherey qui s’accordent d’une manière ou d’une autre pour dire que le contexte de production d’un artiste amène une certaine idéologie qui sera véhiculée d’une certaine façon par leursœuvres. Randa
L'influence de Marx et de Durkheim :
Parallèlement aux marxistes, il s’établit vers les années 30 une école fondée sur la sociologie de Durkheim et menée par Jan Mukarovsky qui considère la littérature par le concept de conscience collective. Ce dernier l’applique à l’interprétation des textes par les sociétés, prétendant qu’elle se fera principalement en fonction d’une cultureparticulière, donnant ainsi une valeur polysémique à la lecture.

Jean Duvignaud appliquera le même concept mais cette fois-ci en tentant d’expliquer le phénomène de la création en réactions aux contextes sociaux tels que présentés dans des ouvrages comme Ombres collectives. Sociologie du théâtre (1965). Une fusion entre ces deux grands genres, le marxisme et le durkheimisme, se produisit plus tard chezdes auteurs mettant en relation les idées des grands penseurs dont ils se réclament. Par exemple, Köhler utilisa la sociologie systématique inspirée (entre autres) par Durkheim au genre littéraire en y introduisant la notion de lutte des classes propre à Marx. Il résulte de ces différentes approches une sociocritique beaucoup plus méthodique et conceptuelle qu’auparavant et qui s’applique surtoutaux phénomènes de la création et de l’interprétation littéraire.
Lukàcs et Goldmann
Vers la même période on observe l’apparition d’une école s’opposant au marxisme menée par Max Weber et sa Wertfreiheit. On y réclame une approche sociologique plus factuelle de la littérature, avec une objectivité plus grande et sans considération politique proposée. Les théories d’Alphons Sibermann et de...
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