Sociologie des organisations

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  • Publié le : 3 février 2010
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La sociologie des organisations - Philippe Bernoux

Essai étudié dans le cadre de la formation préparatoire au concours d’entrée à l’école des cadres de santé

Mots-clés : Relations – organisation – collaboration – interaction -

Philippe Bernoux est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Fondateur du groupe lyonnais de sociologie industrielle (CNRS-université de Lyon II). Il a mené etmène des recherches sur le fonctionnement des entreprises. Il enseigne dans plusieurs écoles d’ingénieurs, à l’université, dans les centres de formation continue et dans de nombreuses entreprises.
Précédents ouvrages :
✓ Trois ateliers d’O.s.-1973-Editions ouvrières.
✓ Les nouveaux patrons-1974-Editions ouvrières
✓ Un travail à soi-1982-Editions Privat
✓ La créationd’entreprise, un enjeu-1983-La documentation française
✓ Technologies nouvelles, nouveau travail-1987-FEN,recherches
✓ La sociologie des entreprises-1995-Seuil
✓ Les nouvelles approches sociologiques des organisations-1996-Seuil
✓ La construction sociale de la confiance-1997-Association d’économie financière

Etude de l’œuvre 
Résumé :
Dans cet ouvrage, Philippe Bernoux se proposed’étudier les comportements des individus et/ou des groupes dans les organisations. Il montre combien les relations individu/individu et individu/groupe sont impliquées dans le fonctionnement de l’organisation.
Tout d’abord, Philippe Bernoux décrit les premières organisations de la société industrielle. Il explique comment les croyants se sont sentis obligés de « réussir » leur vie privée mais surtoutprofessionnelle pour se sentir élu de leur Dieu. Cette réussite constitue alors un signe de leur élection divine. De là à accumuler des richesses, il n’y a qu’un pas. On arrive ainsi aux fondements du capitalisme : les uns accumulent les richesses, les autres sont exploités par les premiers (référence à Karl Marx).
Au milieu du XVIIIème siècle, l’homme prend conscience qu’il existe au sein de lasociété, qu’il a une culture propre, et qu’il a sa place dans son entreprise. La théorie de Darwin sur les espèces devient un modèle dans les milieux industriels : les meilleurs gagnent, les faibles périssent. Le travail devient alors une nécessité pénible et déplaisante que l’homme cherche à fuir.
Au XIXème siècle se développe un courant de pensées qui fait l’éloge de la science. Larationalisation devient l’idée force du développement industriel. Le travail ouvrier subit de grandes transformations, décrites selon trois phases : celle de la machine-outil, puis celle de la production en série, et enfin celle de la recomposition du travail, sous l’effet de la découverte technique de l’automation. A la première phase correspondait une compétence professionnelle, la troisième est celled’une responsabilité sociale. L’homme est de plus en plus intégré à l’organisation.
Philippe Bernoux aborde alors la vie de Frederick Winslow Taylor, dont l’influence commence vers 1890, atteint son apogée vers 1915, et continue aujourd’hui encore. Il consacra sa vie à l'organisation scientifique du travail industriel, réalisant la première mesure du temps d'exécution d'une tâche (voir Taylorisme[i]).Taylor parle toujours de
l’homme au travail comme d’un individu isolé, jamais au sein d’un groupe. Il pense que sa seule motivation est l’argent. Cette théorie est donc pour l’auteur, l’antithèse de la collaboration (principe pourtant que Taylor ne cesse d’affirmer) dans l’organisation. L’effet pervers du Taylorisme a été de donner tout pouvoir à la direction, en la qualifiant de« scientifique », ce qui implique « non-discutable ». L’échec de Taylor vient du fait qu’il a voulu rationaliser l’organisation du travail sans le dialogue ouvriers-direction, en augmentant la productivité. Les adeptes du Taylorisme vont appliquer cette théorie avec brutalité, ce qui provoquera des conflits sociaux violents. Ces excès tenteront d’être réduits par l’humanisme, puis en analysant...
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