Sociologie et identité

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  • Publié le : 21 novembre 2009
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SOCIOLOGIES ET IDENTITES :

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Questions de cours et application (M. LIVE).

L’IDENTITE :

C’est un mot couramment utilisé depuis les années 60. C’est ce qui est identique à quelque chose d’un point de vue littéraire. Si on applique cette définition aux êtres humains, ça ne marche pas. L’identité est un phénomènequi évolue tout le temps. Ça devient donc difficile à définir car elle est multiforme. Elle est polysémique. Elle a de multiples facettes.

La définition la plus générale de l’identité c’est qu’elle est un ensemble de circonstances qui font qu’une personne est bien telle personne.

Exemple : Nous avons un patronyme (nom de famille) et un ou des idionymes (prénoms) depuis notre naissance.

Cetensemble de circonstances fait que à chaque âge de notre vie, nous avons un ensemble de circonstances qui nous définissent. A chaque âge, nous avons une identité différente.

Dans certaines civilisations (les plus anciennes), par exemple la civilisation chinoise, à chaque âge de l’individu, on lui attribue un idionyme. Le patronyme ne change pas. L’individu peut aussi avoir un idionyme posthume.Si nous sommes toujours la même personne depuis notre naissance, l’identité, c’est un sentiment de continuité temporelle. Nous nous percevons toujours comme nous mêmes à travers le temps, mais nous ne sommes pas le même. L’identité s’inscrit dans un processus évolutionnel de la naissance à la mort.

C’est donc à travers la personnalisation et la socialisation de l’individu que se construitcette identité individuelle. Cette dialectique correspond au dialogue entre un pôle subjectif et un pôle collectif : ces deux pôles (processus) sont indissociables.

C’est la rencontre dans la différence qui permet de prendre conscience de notre identité (professionnelle, relationnelle, etc.), par exemple en quittant l’île et en allant à la rencontre de cultures différentes. C’est ainsi qu’émergel’identité personnelle.
« La problématique de l’identité en général ne surgit que là où apparaît la différence ».

Car toutes les sociétés proposent des modèles sociaux, culturels, religieux, etc. Les sociétés définissent des normes que l’individu va apprendre à intégrer dès sa naissance. Cependant, l’individu peut choisir des modèles, des normes auxquelles il souhaite adhérer, sepersonnaliser ou pas.
Cette liberté fait que chaque individu est différent d’un autre. C’est un point de vue contraire au point de vue de départ : « identique à quelque chose… ». Cela montre bien la complexité de la définition du concept identité. On est dans la dialectique de ce qui est à la fois identique et distincte.

Dans une seconde étape, on peut dire que l’identité, c’est un ensemble de référentsmatériels, sociaux et subjectifs choisis pour permettre de définir une personne, un individu, un acteur social. C’est à travers ces référents sociaux que l’identification des personnes est faite.

Au-delà de ses référents, l’identité est aussi définie comme un ensemble de caractéristiques telles que l’âge, le sexe, l’ethnie, la classe sociale.

En définitive, cette identité fait apparaître lanotion d’unicité de l’individu au sein d’une société, d’un groupe, d’une communauté, d’une population. On a la possibilité d’avoir une identité « bancale », qui est une liberté individuelle : par exemple, la folie, l’homosexualité, etc.

Dans nos sociétés occidentales, nommer un individu par un nom personnalisé, un nom attribué constitue une étape essentielle de l’inscription des individus commesingularité à l’intérieur des sociétés.
Cette inscription est étroitement liée à un autre aspect de l’identité. C’est celui qui détermine les conceptions locales de la personne humaine.
Pour expliciter cette phrase, Françoise HERITIER dit que «  l’identité individuelle est constituée des identités sociales héritées de générations précédentes, toujours pensées symboliquement et que cette...