Sociologie-fiche de lecture georg simmel

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  • Publié le : 11 juin 2010
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Fiche de lecture sur « Les pauvres » de Georg SIMMEL

1-Présentation de l’ouvrage :

L’ouvrage que nous nous proposons d’étudier au cours de cette fiche de lecture est un texte de Georg SIMMEL, édité en français pour la première fois en 1998 (soit quatre-vingt dix ans après sa première édition en Allemand) aux Editions PUF (Presses Universitaires de France), Collection Quadrige GrandsTexte. Le texte que nous utiliserons provient du même éditeur et de la même collection mais de la troisième édition, datant de Juillet 2005. Il est précédé d’une introduction de Serge Paugam et de Franz Schultheis intitulée « Naissance d’une sociologie de la pauvreté ».

2-Thème de l’œuvre de Simmel :

Dans ce texte, SIMMEL, plutôt que de traiter de la pauvreté en elle-même, prend pour objetd’étude la relation d’assistance entre la société et les personnes assistées c'est-à-dire les pauvres (p.14). Il étudie ce thème à une période où beaucoup de changements interviennent au niveau de l’aide au pauvre. Il vit en effet en Allemagne, sous Bismarck , au moment où il effectue son étude, et à cette époque, l’Allemagne est un des pays européens précurseurs au niveau de l’assistance (avecnotamment, l’instauration de l’assurance sociale obligatoire). Simmel va donc analyser cette relation d’assistance dans les sociétés modernes européennes suivant leur évolution et essayer d’en dégager les principaux aspects. Il en dégage particulièrement trois : « l’assistance est personnelle et ne couvre que les besoins particuliers » (p.23), elle  satisfait avant tout le donateur plutôt que lereceveur (p.23) et pour finir elle est « par définition conservatrice » (p.24).

3-Thèse de l’auteur :

Tout au long de son œuvre, Simmel va chercher à comprendre les formes que la relation d’assistance ou que le « réseau d’interdépendances entre les pauvres et le reste de la société » (p.17) prend selon les sociétés et les époques ( « le stade déterminé de son développement», p.17). Ce qu’il vanous montrer dans cette œuvre ce sont les modes de constitution de la catégorie des pauvres et les liens qui la rattache au reste de la société. Pour Simmel ce n’est pas la pauvreté qui amène la relation d’assistance mais celle-ci qui définit les pauvres. En effet, pour lui, est pauvre celui qui reçoit assistance et non celui qui manque d’argent pour recourir à ses besoins primaires. Il existe unegrande diversité de pauvres, selon leur classe sociale d’origine, etc., qui ne peut donc constituer une catégorie en elle-même. Une personne peut être considérée comme pauvre par la classe à laquelle elle appartient car étant en dessous du seuil fixé par celle ci et bénéficiant donc de l’assistance privée ou publique, mais elle peut être considérée comme plutôt aisée dans une classe ayant unseuil inférieur (p.92). De ce point de vue la pauvreté est relative : c’est la pauvreté individuelle. Pour Simmel, la pauvreté sociale est la situation de dépendance dans laquelle les personnes se trouvent et qui est commune à toutes lorsqu’elles sont en situation d’assistance, qui les définit donc comme un statut social particulier pouvant être étudié sociologiquement, qui les définit commepauvres. Pour Simmel cette relation d’assistance est « une partie de l’organisation d’un tout » qui est la société toute entière. Il s’attache d’abord à démontrer de quoi découle cette relation d’assistance. Selon lui elle provient du fait que la société soit constituée par un réseau de droits et d’obligations. Le pauvre bénéficie donc du droit d’être assisté et il existe une obligation de l’aider(c’est à dire un devoir d’assistance). C’est donc par ce réseau de droits et obligations que Simmel va expliquer la relation d’assistance et ses principales caractéristiques. Il distingue trois aspects de la relation d’assistance pouvant être expliqués par cette relation droit/obligation. Premièrement la relation d’assistance sert d’abord les droits du donneurs plutôt que ceux du pauvres, car...
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