Sommes nous maitre de nos pensées

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  • Publié le : 2 décembre 2009
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Introduction : Pensée et conscience de soi ne font-elles pas la grandeur d’un homme ? Ainsi Pascal proclame t-il la supériorité de l’homme sur tout ce qui l’écrase : notre dignité consiste en la pensée, en la saisie de nous-mêmes, en cette conscience qui fait notre puissance, mais qui est inséparable de la saisie de notre néant et de notre faiblesse. Dans pensées et opuscules il écrivait que «l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature : mais c’est un roseau pensant […]. Quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt ».
Mais il s’agit désormais de débattre sur la question de la maîtrise de nos pensées. La pensée est tout ce qui se passe en nous de telle sorte que nous puissions l'apercevoir immédiatement parnous-mêmes. Le roseau, pense, mais pense t’il par lui même ou alors pense t-il grâce aux roseaux qui l’entourent. Quel est le pouvoir et l’influence du monde extérieur sur ce que nous pensons ? Nos pensées émanent t’elle directement de nous-mêmes, sont-elles nôtres ?
Alors, l’homme est-il assez transparent à lui-même pour garantir un filtrage et un contrôle total de ses pensées ? En clair, a t’il lepouvoir de sa pensée ou alors prennent-elles le dessus sans que l’homme en soit conscient?

Dans un premier temps, il est essentiel de définir l’inconscience qui est un état de privation de la conscience en plusieurs sens ainsi que de parler de l’influence de monde extérieur.
I- Dans les théories freudiennes, l’inconscient occupe une place fondamentale. L'inconscient désigne ce qui n'est pasconscient, il est définit à partir du refoulement. Mais dans le langage de la psychanalyse, l'inconscient désigne plus que cela puisque ce qui est inconscient est considéré comme ne pouvant pas être ramené à la conscience. Il faut donc distinguer l'inconscient du préconscient encore appelé subconscient, c’est à dire ce qui n’est pas présent dans le champ actuel de la conscience mais qui, en droit,est accessible au cogito transparent et limpide. On notera aussi l’existence d’un inconscient primitif qui contient l’ensemble des comportements vitaux élémentaires (reflex, instincts). Alors que d’après les théories classiques de Descartes, pensée = conscience, Freud lui va plus loin, dans sa première topique, la séparation entre le conscient et l’inconscient est une nécessité posée à partir del’hypothèse de la censure.
Selon lui, l’inconscient est doublement inconscient, d’abord car il est refusé par la conscience et puis car un sujet conscient est inconscient de ce phénomène. La censure psychique avec le refoulement doit couper le sujet conscient et ensuite lui donner une autonomie relative à l’inconscient. Cela signifie que si certaines images ou idées ne peuvent passer par laconscience c’est parce qu’il y à une force qui s’exerce, celle du refoulement alors qu’elles pourraient tout à fait êtres perçues par notre conscience.
Les actes manqués illustrent très bien cette notion. On parle d’acte manqué pour un raté de la parole, et de l’action manifestant l’irruption de l’inconscient dans la vie quotidienne. Ce sont des actes, innombrables dans la vie de tous les jours quiratent leur but intentionnel et expriment autre chose. Ainsi, il faut prendre au sérieux toute maladresse afin d’en déceler le sens. C’est eux qui permettent de mieux connaître une personne car ils renferment les secrets les plus enfouis, les choses dont nous sommes rarement nous-mêmes au courant. Si l’on en croit cette théorie, l’acte de refoulement est donc bien présent. Tout comme les actesmanqués, les rêves sont des preuves selon Freud de l’existence de l’inconscient en tant qu’entité à part entière. Freud décèle dans le rêve un sens certain et il interprète son contenu. Il cherche des significations inconscientes qui viennent éclairer des données apparemment irrationnelles à première vue.
Leibniz remet en cause le principe selon lequel toute la pensée est nécessairement consciente...