Sonnet à caliste

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  • Publié le : 31 octobre 2009
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« Le sonnet à Caliste »

Problématique : En quoi la femme est-elle prétexte à la création de l’art poétique ?

Introduction

1ère étape : l’entrée en matière

Nous étudierons un poème extrait de Les Délices de la poésie française de François de Malherbe (1620). L’auteur est amoureux de la vicomtesse d’Auchy. Il a décidé d’en faire le thème d’un ensemble de poèmes intitulé « les heuresde Caliste », publié dans ce recueil. Le poème que je vous présente à pour titre « Sonnet à Caliste ».

2ème étape : résumé du poème

Dans ce poème, Malherbe fait l’éloge de sa bien-aimée.

3ème étape : lecture du poème

4ème étape : annonce de la problématique

Nous verrons que cette célébration de Caliste est un prétexte à l’écriture poétique, dans la redécouverte de ses règlesclassiques.

5ème étape : le plan

I- Un éloge amoureux…
a) La célébration de la beauté de Caliste
b) Une femme idéale
c) La beauté personnifiée
II- … qui aboutit au bouleversement du poète…
a) La présence du poète et de la femme aimée
b) Un poète subjugué
c) L’amour, un danger
III- … qui le conduit à l’écriture de poème (la femme prétexte à l’art poétique)
a) Le sonnet
b) Le blason
c)Une poésie du siècle classique

I/ Un éloge amoureux

a) La célébration de la beauté de Caliste

 Répétition des adjectifs mélioratifs aux endroits stratégiques des vers (hémistiches, rimes) pour insister sur la beauté de Caliste.
 L’utilisation des superlatifs « si » (v1), « tant de » (v4) et des indéfinis « tous » (v2) contribuent à l’élaboration d’un portrait hyperbolique qui présenteCaliste de façon idéalisée.

b) Une femme idéale

Caliste présente toutes les caractéristiques de la femme idéale du 16ème siècle. Elle semble rassembler en elle la femme parfaite. Relevons le champ lexical de l’attirance sensuelle : « grâces », « appas » (v12). Son éclat féminin est tel qu’elle « éblouit » (v9). L’ensemble de ces indications est repris par le mot « trésors » auquel elle estassociée au vers 3. Elle devient alors une sorte de personnification de la beauté.

c) La beauté personnifiée

Dès le vers 1, la tournure impersonnelle « il n’est rien » montre que la beauté de Caliste présente un caractère d’exception qui la place au dessus de toutes les figures féminines connues. Le présentatif « c’est » (v2) confirme notre hypothèse puisqu’il introduit Caliste en tantqu’œuvre (« un œuvre » v2). Caliste devient donc une création qui peut servir de représentation presque allégorique de la Beauté. D’ailleurs, le poète insiste au vers 2 sur la beauté innée de Caliste (« Nature ») qui devient personnifiée par cette majuscule. Caliste semble avoir pour mère aimante la nature toute entière (« Nature a fait tous ses efforts » v2). La beauté de Caliste ne peut que bouleverser lepoète.

II/ Le bouleversement du poète

a) La présence du poète et de la femme aimée

 v3 : pronom personnel « notre » qui reprend le poète et le lecteur
 v13 : « ma » pronom déterminant possessif qui représente le poète.
 Le poème s’ouvre et se ferme sur la présence affirmée du poète.
 Caliste apparaît aussi sans que le poète ne s’adresse directement à elle.
 « Sonnet à Caliste» (le titre)  le poème lui est dédié
 v1 : apparition du prénom de Caliste, mais ensuite plus jamais.
 Malherbe fait donc une sorte de tableau de Caliste en insistant sur les troubles qu’elle provoque sur lui

b) Un poète subjugué

Elle semble le bouleverser par chacun de ses sens. En effet, (v5 ; v9) « la clarté de son teint », « la blancheur de sa gorge » font appel à la vue. Son teint,sa blancheur émeuvent le poète. Le sens de l’ouïe est également sollicité. Le poète est charmé par la « parole », la « voix » de Caliste (v7). Le toucher apparait aussi. Au vers 8, il est question de la « douceur naturelle » de Caliste. Quant à l’odorat, il est convoqué au vers 6 avec les mots « baume » et « rose ». Donc, le poète est subjugué dans tous ses sens. Remarquons aussi les...