Spleen de baudelaire

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  • Publié le : 19 février 2010
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Spleen et idéal: Spleen

Quelques mots sur Baudelaire,

Il publie en 1857 Les Fleurs du Mal, ce qui lui vaut un procès car, dans son recueil, il consacre des poèmes à à des choses blasphématoires (Satan, charogne...).
Mais Baudelaire a un double projet: il veut être l'héritier à la fois du Romantisme et du Parnasse.
Au romantisme il emprunte le lyrisme et au Parnasse le culte de la forme,pour exprimer ses sentiments . dans une forme parfaite. Le titre d'ailleurs est un oxymore Les Fleurs du Mal:
-les Fleurs synonyme de beauté et de travail romantique
-le Mal qui est à la fois la laideur, la souffrance, l'angoisse et les plaisirs interdits...
L'un des projet de Baudelaire était de faire du poète un alchimiste, celui qui transforme le plomb en or, la laideur en beauté, lasouffrance en oeuvre d'art, et exprime enfin, dans la forme parfaite des Parnassiens, ce qui, à priori, n'est pas poétique. Il dira: « Tu m'as donné de la boue, j'en ai fait de l'or. » C'est effectivement l'idée qu'il faut extraire les fleurs du mal, transformer (transmuter) ce qui n'est pas beau en chef-d'oeuvre esthétique.
Spleen: mot d'origine anglaise qui désigne l'abattement, l'enferment dans unmonde sordide, la mélancolie.
Ce poème est composé de cinq quatrains écrits en alexandrins et deux phrases. La première s'étend sur les quatre premières strophes et est introduite par des subordonnées temporelles puis suivie de la proposition principale dans la quatrième strophe. La deuxième phrase est mise en valeur par un tiret, qui correspondrait à une pause. Dans les trois premières strophesil décrit une lente agonie, son malaise. Dans la quatrième strophe c'est le paroxysme de la crise et la victoire définitive de l'Angoisse. Nous étudierons ce texte selon deux axes: I)- Caractérisation et amplification du spleen II)Extraire la fleur du mal...
I) Le spleen
Ce texte est écrit au présent de vérité générale, et se présente comme le tableau d' une véritable pathologie, plus qu'undrame intime, le "moi" en effet ne surgit qu'à la fin...
Le texte débute par une circonstance, "quand"...Enfer sans Paradis...
« Le ciel bas et lourd » correspond à un ciel avant l'orage. Ce qui n'est qu'une image populaire devient ici une réalité palpable, puisqu'il "pèse"...Les sonorités en B et P évoquent cette lourdeur, la comparaison qui suit ajoute une idée d'enfermement: elle n'est pasexacte, un couvercle n'est pas forcément pesant, mais l'image qui s'en dégage est celle, déjà, d'une impossibilité, celle de le soulever. Les "e" muets ( comm"e" couvercl"e") contribuent à l'étouffement du son. Le verbe « verser » (v. 3 annonce la pluie qui apparaît à la strophe 3. Ce verbe est généralement utilisé pour un liquide mais ici utilisé pour désigner la lumière, qui perd ainsi son aspectaérien, immatériel, et se trouve alourdie, épaissie. Elle perd sa fonction éclairante, pour les yeux comme pour l'esprit. L'oxymore « jour noir » traduit un état d'avant la Création, avant que les ténèbres se soient séparées de la lumière. En témoigne "plus sombre que les nuits", c'est le retour de la ténèbre (voir déf sur le dictionnaire). Tout est plongé dans le noir, le "cercle" de l'horizon,associé aux sonorités de "couvercle" ne désigne plus la rotondité de la Terre, mais un piège sans issue. Mais, alors, l'homme n'était pas créé. Or, ici, il est là, doté d'un esprit, et il se voit plongé dans un chaos sans Créateur. C'est un Enfer sans faute à expier...L'esprit n'est que plainte, pour toujours: les ennuis sont "longs". A partir de là, c'est toute une image d'enfermement qui se met enplace, dans les quatrains suivants : après le haut, le bas, la terre, "changée" est plus qu'une comparaison, on est dans les bas-fonds, le "cachot "évoque la prison, l'aspect souterrain en plus. L'atmosphère humide se communique aux objets environnants, les plafonds sont « pourris », décomposés. . Du ciel, l'espace se réduit aux plafonds. Les murs ont surgi, et les participes présent "battant,...
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