Spleen

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1884 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Spleen :

Introduction
   Le spleen est le grand mal qui préoccupe les Romantiques. Il renvoie au mal-être causé par la condition humaine, sorte de fatalité propre à l'homme et à la vie. L'homme est étouffé par le monde qui l'entoure, et s'engouffre.
   Si on lit ce poème linéairement, on distingue trois parties :
   
   I - Quand le ciel, la terre et la pluie...
   Les trois premiersquatrains annoncent l'atmosphère pesante, presque insoutenable qui plane.
   
   - Le climat : il est humide, pluvieux, on devine un ciel plombé de nuages (" bas et lourd " vers1). Chez les romantiques, les perturbations atmosphériques influent sur le psychisme ; les idées noires ressortent (" un jour noir " oxymore qui renforce l'idée de ténèbres ; " nuit " vers 4).
   
   - Une idéed'enfermement : ces trois quatrains sont renfermés sur eux-mêmes : anaphore avec " quand ". Le " couvercle " et le " cercle " (rime riche) enferme le lecteur. On est dans une sorte de sphère, de laquelle rien ne peut s'échapper (" couvercle ", " cachot ", " murs ", "plafonds ", " barreaux ", " prison ", " filets ", tous ces mots désignent notre Terre). Même l'horizon n'ouvre à rien. On est dans une sorte dehuis-clos avec soi-même.
   
   - L'humeur est maussade, voire désespérée : " pèse ", " ennuis " (le mot lui-même semble crier, comme une douleur), " triste ". L'esprit devient une " proie ", sorte de fatalité : on a beau se battre (" battant ", " cognant ") on reste enfermé, aliéné. Allégorie de l'espérance, qui devient une chauve-souris (noire !) se cognant contre les murs.
   
   - Leséléments nous enferment : chaque quatrain est dédié à un élément, le Ciel, la Terre, l'Eau. Nos cerveaux sont pris au piège ; c'est le " Mal du Siècle ".
   
   II - État de crise
   Le quatrième quatrain tranche ; il est l'annonce d'un état de crise.
   Face à l'absence de toute réaction de l'homme, on décide de le sortir de son état léthargique en éveillant ses sens : auditifs (" cloches ", "hurlements ") et visuels (" esprits errants "). La douleur est alors plus forte que jamais (" hurlement ") plus elle devient moins vigoureuse (elle n'est plus qu'un gémissement), comme si l'homme renonçait. L'espoir (" vers le ciel ") s'éteint.
   
   III - La mort comme unique issue
   Le cinquième quatrain est dominé par la Mort, qui semble être finalement la seule issue. Les " corbillards "annoncent le changement de rythme... Et le silence pèse sur tout le quatrain. L'Espoir (contre rejet = placé en fin de vers) laisse place à l'Angoisse. L'esprit n'est plus qu'un crâne. Comme une défaite, l'homme, qui aspirait à s'élever, est violemment (" planté ") ramené à sa condition première.
   
   Conclusion
   Le spleen a gagné l'idéal... Le Spleen c'est LE mal être de la condition humaine(problème intérieur de tout homme face à sa condition - Pascal - )
   

Correspondances :

Introduction
   Ce poème est un sonnet (ABBA / CDDC / EFE / FGG) ; à travers cette forme fixe, immuable, Baudelaire évoque la Nature dans toute sa splendeur, au milieu de laquelle l'homme se promène envahi mais charmé. Le poète retranscrit les sensations rencontrées lors d'une ballade en forêt.
      I. Une Nature grandiose, imposante, vivante
   La Nature est ici personnifiée : " vivants piliers " (vers 1), elle " observe " (vers 4), " paroles " (vers 2).
   Elle est imposante, gigantesque : un " temple " (vers 1), comme si elle renfermait quelque chose de mystérieux ; des " piliers " (vers 1), des arbres centenaires, sorte de lieu inébranlable.
   C'est un lieu unique, imposant par sonunité, presque inquiétant car immense : " vaste comme la nuit et comme la clarté" (vers 7), les mots " nuit " et " clarté " (vers 11) , pourtant opposés, sont ici réunis, symbole de cette unité apparente de la Nature.
   Mais aussi, on ressent à travers ces vers une grande confusion, tout s'embrouille : " confuses " (vers2), " se confondent " (vers 5).
   L'immensité du lieu devient infini, la...
tracking img