Stéréotypes sur la femme

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  • Publié le : 25 mars 2011
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La publicité utilise donc massivement le désir sexuel comme un appât.
la femme est seulement présente pour attirer le regard, elle ne joue qu'un rôle de provocation. Elle en est réduite à exhiber son corps pour attirer l'attention.
Le corps féminin n'en est donc réduit qu'à un simple instrument de séduction ou à un objet de désir.
Les femmes sont représentées souvent trop embellies, nereflètant pas la réalité, ou alors bien souvent dégradées.
Puisque l'objectif est d'attirer le regard, les publicitaires n'hésitent pas à en rajouter, à provoquer, utilisant la femme et des sous entendus à caractères sexuels comme par exemple cette publicité de Fujifilm pour un appareil photo jetable avec comme slogan : "Dès qu'ils m'ont tout donné, je les jette."

Il existe énormement d'affichespublicitaires utilisant le désir sexuel, donnant la représentation de poses et de scènes érotiques afin d'attribuer au produit plus d'attrait et de sensualité. De nombreuses comme celles ci-dessous :
La définition de sexisme est : " une attitude de discrimination fondée sur le sexe ". C'est pour cela que de nombreuses associations s'unissent pour dénoncer cette atteinte à la dignité de lapersonne humaine et plus particulièrement à la dignité de la femme. Des associations comme "la meute" ou encore "chienne de garde".

Les images provocantes de femmes nues ou légèrement vêtues sont particulièrement abondantes dans la publicité. Shari Graydon, une ancienne présidente d’Évaluation-médias, affirme que la publicité sexualise le corps des femmes pour mieux attirer l’attention du public. Lesfemmes deviennent des objets sexuels à partir du moment où leur corps et leur sexualité sont associés à des marchandises.
De nombreux vidéoclips et plusieurs films utilisent le corps des femmes dans un but semblable. Dans ces productions, d’innombrables actrices et figurantes sont engagées pour servir de décoration aux côtés d’un chanteur ou d’un personnage viril. Dans un document intitulé Laviolence et le sexisme dans les vidéoclips, le ministère de l’Éducation du Québec signale par ailleurs que les vidéoclips présentent une sexualité de l’image qui met l’accent sur l’apparence. Ceci a pour résultat de banaliser la sexualité et de la ramener au rang de produit de consommation. Plus inquiétant, l’association entre le sexe et la violence est très fréquente dans ces productions.L’agression sexuelle, le harcèlement et la violence y sont souvent présentés comme des manifestations de la passion amoureuse.
Beaucoup de chercheurs se demandent si cette sexualisation outrancière du corps féminin dans les médias est vraiment libératrice. Il y a en effet de quoi douter devant certaines tendances observables dans le monde de la publicité. En France, notamment, plusieurs grandes marqueset produits prestigieux (parfums, vêtements signés, accessoires de luxe) ont lancé des campagnes publicitaires dont l’esthétique s’inspire de la pornographie. Ceci a lancé le porno chic, une mode qui a inquiété de nombreux groupes de femmes. Selon eux, ce type de publicité véhicule le stéréotype de la femme-objet et banalise la violence sexuelle en lui donnant une image glamour.
Richard Poulin,professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa et spécialiste de la pornographie, leur donne raison. Selon lui, la pornographie est profondément sexiste. « La chosification et la déshumanisation du corps féminin [propres à l’esthétique porno] ont pour effet de conférer aux hommes une supériorité... humaine sur les femmes ravalées à l’animalité. »
La chosification du corps féminin se manifesteaussi dans une foule de publicités qui n’appartiennent pas à l’esthétique porno. Jean Kilbourne, une militante de l’image des femmes dans les médias, fait remarquer que les publicités présentent souvent le corps des femmes en images isolées, jambes, seins ou cuisses. Ce choix d’images ne fait que renforcer l’idée qu’elles sont des objets sexuels et non des êtres humains à part entière. Ceci a...