Stage ouvrier dalkia

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  • Publié le : 1 avril 2011
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Le temps long des cosmétiques.
(XVI°-XVIII°)

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Nous pouvons définir la toilette des hommes et des femmes du XVI° siècle comme étant une résurrection du visage. Les préparations destinées à éclaircir la peau et les fards rouges sont une part très important du maquillage de l’époque et aussi bien les femmes que les hommes aristocrates usent des cosmétiques comme preuve de leurélévation sociale. Le maquillage aide en tout premier lieu à maintenir l’ordre de l’apparence dans un univers qui repose sur la hiérarchie des conditions sociales et la nécessité de l’identification.

Le Blanc.

Les préparations destinées à blanchir le teint représentent le fondement même du maquillage à une époque où la quête du pur et de l’éternel hante les esprits. Dès le XVI° siècle etjusqu’à la fin du XVIII° siècle, la blancheur s’impose en France inspiré du model italien. L’albâtre de la peau constitue l’origine et le principe même de la beauté. Par la blancheur, les aristocrates entendent se distinguer du peuple voué à offrir leur visage au soleil et aux intempéries. La religion joue elle aussi un rôle important en participant à la construction d’une image. En outre, le blancest le signe de la pureté et de la netteté de l’âme tandis que la peau brunie évoque la laideur. Paradoxalement, selon les principes du christianisme, l’homme ne devrait enfreindre la loi de Dieu en modifiant les formes et les couleurs qu’il leur a donné. Dès lors, deux types de produits se différencient, tant par leur artifice que par leur action. On observe d’une part les fards blancs quipermettent un blanchiment passif de la peau puisqu’ils correspondent à la simple application d’une poudre à la surface de la peau, et d’autre part les préparations blanchissantes qui agissent directement sur l’épiderme dans le cadre d’un blanchiment actif.

Les fards.

Le vocable « fard » apparaît en 1190 et désigne tout ce qui constitue une apparence trompeuse. Au fard est attachée l’image dumasque, de l’artifice. Grâce au développement de la consommation, le mot perd quelque peu cette connotation péjorative et insiste davantage sur les conditions matérielles de fabrication et d’application du produit mais il reste cependant condamné en France et l’on préfèrera alors le mot « blanc ».
D’après les recettes des manuels des contemporains, le fard se présente sous la forme d’unenduit plus ou moins épais, sec et couvrant selon l’excipient auquel le pigment est associé. Cette fabrication permet la meilleure adhérence possible et la meilleure tenue au visage. Trois types de produits sont alors utilisés : le fard peut d’une part prendre l’aspect d’un badigeonnage reluisant et dans ce cas, le corps gras tel que l’huile ou le blanc de baleine (extrait de la cervelle ducachalot) supporte la couleur. Il peut aussi s’apparenter à une couche de peinture lorsque le pigment est délayé dans une eau de fleur de lys ou de rose, elle-même consistante grâce à une gomme mise préalablement à détremper. Enfin, le fard peut avoir une allure pulvérulente au fini plus léger mais aussi plus éphémère.
La confection du fard repose toujours sur l’emploi d’une poudre blanche d’originevégétale ou minérale. En outre, les poudres telles que les poudres d’amidon, les poudres de riz, les poudres de talc et les poudres de cornes de cerfs et d’os calcinés sont les produits majeurs de la confection du cosmétique. Dès le XVI° siècle, des poudres d’origines métalliques s’ajoutent à celles-ci. Le mercure, par exemple, entre dans la composition de certains fards sous deux formeschimiques principales. L’une, par le processus de sublimation apparenté à une distillation- le métal prend alors la forme d’une masse solide et blanche, réductible en poudre nommée « sublimé corrosif », l’autre par le biais de la précipitation- le mercure se présente alors directement sous la forme d’une poudre douce et blanche appelée « sublimé purifié ». A partir du XVII° siècle, le bismuth aussi...
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