Stendal

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  • Publié le : 21 avril 2010
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Né en 1622, Jean baptiste Poquelin fait ses études secondaires chez les Jésuites puis son droit à Orléans. A 21 ans (1643), il décide de fonder sa propre compagnie : L’illustre théâtre. C’est de manière itinérante qu’il apprend le métier, dans les provinces où il emmène sa troupe.
Il crée sa première comédie à Lion en 1654 : L’Etourdi.
De retour à Paris, ses créations (Les précieusesridicules 1659) plaisent au roi. Celui-ci lui accorde en 1661 le privilège d’ouvrir un nouveau théâtre au palais royal.
Des pièces comme L’école des femmes ou Tartuffe lui attire les foudres du parti " dévot " et conduit à l’interdiction de la pièce.
Seule la protection de Louis XIV procure à l’auteur l’occasion de succès comme L’avare, Le Misanthrope ou encore Don Juan où il règle de nouveau sescomptes avec les dévots.
Molière meurt à la fin de la 4eme représentation du Malade Imaginaire, le 17 février 1773.
Oeuvre : (Acte IV, scène 3)
Nous étudions un extrait Du Misanthrope, écrit par Molière en 1666. Nous sommes au début de la scène 3 de l’acte IV. La scène 3 de l’acte IV est une scène très longue. Sur scène sont présents Alceste et Célimène. C’est la seconde fois que ces deuxpersonnages sont seuls sur scène. "Ennemi du genre humain", Alceste, le Misanthrope, n'en est pas moins amoureux de la coquette Célimène qui vit entourée de galants. Dans la scène précédente, Alceste vient de faire savoir en l'absence de la jeune femme, qu'il a en sa possession, un billet, sans destinataire, dans lequel elle avoue son amour à un homme. C'est alors qu'elle arrive et qu'a lieu cetentretien.
L'intérêt du passage, vient de ce que certaines paroles prononcées par Alceste ont une valeur de didascalies internes. Il exprime par des mots ce qu'il manifeste en même temps par son visage, ses gestes, son attitude.
D'autre part, comme Alceste est un personnage excessif, l'expression des sentiments à lieu en crescendo (avec " des modalités d'expressions différentes "), ce qui donnelieu à la d'une longue tirade de vingt-neuf vers après quelques brèves répliques.
Enfin, un dernier intérêt dramaturgique vient du décalage entre ce que sait le publique et ce que sait Célimène. Le publique attend donc une explication, une dispute. Cela crée un intérêt.
I La situation du public : qu'elle est-elle ? Quel est son intérêt ?
En ce début de scène, Alceste et le public sont dansune relation de complicité au sujet de Célimène.
L'auteur s'adresse au public (double énonciation)
le public à une information que la jeune femme n'a pas. Une communication particulière s'instaure donc entre le public et le personnage. Le public averti est curieux de la réaction de Célimène et s'amuse de ces premières répliques qu'il observe donc avec d'autant plusd'attention. La surprise de Célimène s'exprime par une première interrogation, assez familière (" Ouais ! "). Puis nous avons une série d'interrogations portant sur l'attitude d'Alceste (" trouble ", " soupir "). Elle exprime aussi une certaine ironie. C'est une scène où Alceste exprime sa jalousie (sa première réplique laisse présager la de violence futurequi va être la sienne). Il utilise une question Oratoire, comportant une inversion :
" De mes transports puis-je être ici le maître ? " vers 1277.
Ce qui marque donc une surprise proche du désespoir et à l’aide de la question oratoire, on voit qu’il a des difficultés à dominer sa rage et sa colère. Le public s'amuse en observant le décalage entrela réaction violente d'Alceste (qui dure) et l'étonnement de Célimène. D'autant plus que le jaloux n’évoque pas tout de suite explicitement l'objet de sa colère. {text:list-item} {text:list-item} {text:list-item} {text:list-item}
II L'expression des sentiments : quelle forme prend-elle ?
L’expression des sentiments se fait à travers les gestes et les paroles...
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