Suis-je ce que j’ai conscience d’être ?

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  • Publié le : 22 mars 2011
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Suis-je ce que j’ai conscience d’être ?

Si l’on devait répondre spontanément à ce sujet, on dirait que oui je suis ce que j’ai conscience d’être car nous avons spontanément l’impression de nous connaître.
Etudions les termes importants du sujet…Ici il faut prendre le mot « conscience » au sens psychologique. La conscience de soi est l’intuition qu’a l’esprit de ses états et de ses actes.Ce que j’ai « conscience d’être » est donc le résultat de l’analyse, c’est-à-dire de l’observation intérieure de soi-même en vue de se connaître. Le « je », ici, doit être pris au sens général. Il ne s’agit pas de ma personne en particulier mais de toute personne douée de conscience et donc capable de dire « je ».
Le problème est de savoir si mon être correspond à la saisie que j’en ai. Autrementdit, est-ce que je suis transparent à moi-même et ai-je une conscience complète de moi-même ? Le problème posé est celui de la vérité de l’ introspection. Constitue-t- elle une réelle connaissance de soi ?
Il est admis par le sujet que j’ai conscience d’être quelque chose. Tout le problème est de savoir si ce que je suis « réellement » correspond à cette image que j’ai de moi. Cette imageest-elle vraie et complète ou incomplète voire fausse ?


Le « cogito » cartésien disant « je pense donc je suis » ( cogito ergo sum) est pour Descartes la première vérité absolument certaine. On ne peut en effet en douter sans la prouver, car si je doute, je pense et si je pense, je suis. Il est alors possible d’opposer ce qui est en nous conscience spontanée et ce que nous sommes vraiment.Parlons tout d’abord de la conscience de soi. Elle se matérialise en premier par de la conscience spontanée de moi-même en tant que corps, composé d’os et de chair désigné donc par le nom de corps. Ce corps est mien et j’en suis plus facilement conscient du faite que je peux le sentir. D’ailleurs cette conscience spontanée du corps est plus claire que la conscience réfléchit qui est quelque chosed‘assez subtile. Si l’on me demande « qu’est-ce que tu vois? », je peux le décrire. Mais j’ai aussi conscience de moi : je sais par exemple que je suis en train de décrire un paysage ou un objet.
La véritable conscience de soi d’après Descartes consiste en un doute volontaire et systématique. Ce doute porte tout ce dont il est possible de douter, y compris ce dont on ne peut pas douter par exempleque nous avons un corps. Pour mettre en doute l’existence du corps, prenons l’argument du rêve. Lorsque je rêve, je m’imagine éveillé, habillé, marchant, sautant, volant même alors que pourtant je suis simplement allongé dans mon lit. Qu’es-ce qui m’assure maintenant que je ne suis pas en train de rêver de ce corps que je crois avoir ? Rien car durant mon rêve aucun indice ne me permet d’être surque je ne suis pas éveillé. Il faut donc douter de la réalité de mon corps.
Rien ne résistera donc au doute cartésien à une exception près : l’existence du doute lui-même c’est-à-dire à la fois l’existence de la pensée et l’existence d’un sujet qui pense. Il n’y a pas de doute que je suis et que je suis ce pouvoir de douter de toute réalité extérieur ainsi que de mon corps. Je prendsconscience de ce que je suis ( j’ai conscience de moi comme existant ) de plus je suis une substance pensante. A ce moment, je suis certain d’être un moi qui doute autrement dit qui pense.
Ainsi ce que j’ai conscience d’être spontanément, à savoir un corps et une âme, je ne le suis pas vraiment : philosopher est nécessaire pour passer de l’évidence naïve et trompeuse de ce que j’imagine être àl’évidence philosophique de ce que je suis réellement. Ce que j’ai conscience d’être, après avoir douté, à savoir une chose qui pense, je le suis réellement : je ne suis n’y un corps, ni une âme mais une pensée consciente, reconnu par le pouvoir de contrôler le corps sans être gouverné par lui, autrement dit un libre arbitre.
Selon le sens que l’on donne au concept de conscience, je suis ce que...