Suis-je responsable de ce dont je n'ai pas conscience?

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  • Publié le : 16 février 2010
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Suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ?

Introduction :

La notion de responsabilité semble être très importante pour la vie en société. En effet, lorsqu’un incident se produit, la plupart des gens cherchent avant tout à savoir qui est le responsable. Il est parfois difficile de répondre à cette question dans la mesure où l’homme peut-avoir commis un acte sous l’influence dela colère, de la drogue, de l’alcool etc... Ce problème nous amène à nous poser la question suivante : sommes-nous responsable de ce dont nous n’avons pas conscience ? Cette question traite de la responsabilité et se demande si cette dernière est compatible avec l'absence de conscience. Si nous n’avons pas conscience de quelque chose, en sommes-nous néanmoins responsable, ou notre responsabilitéest-elle annulée? Est-ce que la non conscience remet en question la responsabilité?

I. Définitions :

Commençons par analyser en détail le sujet : suis-je responsable de ce dont je n’ai pas conscience ? Il est important ici, de bien distinguer les notions de responsabilités, et de non-conscience, autrement dit d’inconscient.
La notion de responsabilité renvoie à la notion de devoir : êtreresponsable, c’est devoir assumer pleinement ses actes, qu’ils soient volontaires ou involontaire d’ailleurs .On distingue trois types de responsabilités. Premièrement, la responsabilité juridique, c’est une responsabilité physique dont les conséquences peuvent retomber sur autrui : l’action de l’individu a alors des conséquences sociales et entraîne des obligations ou des peines définies par la loi.Deuxièmement la responsabilité morale, c’est une responsabilité intérieure, qui ne dépend d’aucun facteur extérieur tel que la loi mais uniquement de l’éducation de l’individu. Cette notion de bien et de mal qu’a apprise l’homme depuis sa naissance, fait en sorte que même si il n’est pas responsable, d’un quelconque acte, aux yeux de la loi, il se sent malgré tout coupable. Troisièmement, laresponsabilité juridique et morale, qui découle des deux précédentes. Intérieur et extérieur, c’est une responsabilité qui est parfois plus difficile à juger car elle met en scène plusieurs facteurs. La loi, dans ce genre de cas de figure ne suffit pas comme seul support. Après lecture de ces différentes définitions, on se rend compte que le mot responsabilité ne désigne pas toujours la même chose.Seconde parti du sujet : « ce dont je n’ai pas conscience ». En émettant le faite que l’on puisse exercé un acte sans en avoir conscience, on émet l’hypothèse qu’une parti de nous, autre que notre conscience, nous dirige. Cette phrase peut être donc une définition de l’inconscient, crée par le psychanalyste Freud. Mais il faut être sus ces gardes, distinguer, l’inconscience qui désigne un si faibledegré de conscience que la conscience est quasiment absente, et l’inconscient psychique, qui est constitué par les désirs incompatibles avec la réalité et dont le refoulement assure justement la structuration du psychisme humain d’établir des relations « normale avec la réalité, d’être responsable de ses actes. En ce sens, la doctrine freudienne est instructive : nous ne pouvons être responsablesde nos désirs refoulés puisque, originairement, ce refoulement est la condition de l’émergence en moi d’une conscience responsable de mes désirs dès lors qu’elle s’inscrit dans le réel. On s’aperçoit après lecture de la définition de l’inconscient, que celle-ci nous prive en fin de compte de notre liberté. C’est ce que le philosophe Sartre contesta avec sa théorie de la mauvaise foi.

II.Conscience et responsabilité juridique :

Il n'y a pas de responsabilité cachée. Pour dire "je ne suis pas responsable", il faut d'abord faire face à la question "qui a fait cela?" En tant que sujet nous sommes juridiquement responsables et moralement responsables de nos actes. Donc reconnaître l'action m'est imputable.
Tout d’abord, l’homme est responsable devant la loi. C’est le tribunal...
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