Suis-je responsable de ce dont je ne suis pas conscient?

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  • Publié le : 4 novembre 2010
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Suis-je responsable de ce dont je ne suis pas conscient ?

Dans la société d’aujourd’hui, la notion de responsabilité est primordiale. Nous possédons certes des droits mais également des devoirs que nous devons respecter. Nous sommes donc liés par une sorte de contrat qui maintient la cohésion de la société. Cependant, il est parfois difficile de déterminer le degré de responsabilité dans lamesure où l’acte peut avoir été commis sous l’influence des passions, des dépendances telles que la drogue ou l’alcool, ou encore à cause d’une vie familiale difficile. Ce sont ce que l’on appelle plus communément des circonstances atténuantes.
Ici se pose le problème de la conscience de nos actes ou de nos paroles et de leurs portées. En effet, sommes-nous réellement responsables de ce que nousfaisons si nous avons agi sous une influence quelle qu’elle soit ? Inversement, n’est-ce pas nier totalement notre conscience que de se donner des excuses ? Si la conscience nous donne une connaissance de nous-mêmes et de ce qui nous entour, elle nous oblige également à assumer nos actes. La conscience semblerait donc inséparable de la responsabilité.
C’est pourquoi nous tenterons ici d’éclaircircette relation étroite entre ces deux notions.

La conscience « vigilante » enveloppe-t-elle une responsabilité qui fait que, non seulement nous sommes conscients de ce que nous faisons, mais que nous sommes aussi conscient de l’importance de nos actes. Ne pas être conscient regrouperait alors tout ce qui échappe à la perception, ce qui existe mais que nous ne comprenons pas.
On entend souvent :« je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne savais plus ce que je faisais ». Avec cette défense, dans un procès, l’avocat pourra invoquer une crise de démence et tenter de montrer que son client était irresponsable au moment du crime. Aux jurés on dira « cet homme relève de la psychiatrie et non de la justice ». Cela revient à autoriser des actes plus ou moins légitimes en s’abritant derrière l’idéeque l’inconscient nous guide.
Comment pouvons-nous être conscients de ce qui est inconscient. Les lapsus, les rêves, les désirs révèlent d’autres aspects de la personnalité. Les passions comme la colère, l’amour, la jalousie transforment la perception du monde en valorisant ou dévalorisant leur objet. L’ignorance empêche également d’être conscient de la portée de ses actes. Comme Galilée qui dûse répudier pour ne pas être condamné à mort, comme beaucoup d’autres, par ses pères. Peut-on dire pour autant que cette « inconscience » leur enlevait une grande part de responsabilité.
Le conditionnement politique ou religieux peut donner les apparences de la « bonne conscience » pour toutes sortes de choses. On entend dans le film La vie est belle un exemple de problème d’arithmétique quiconsiste à calculer les économies réalisées en cessant d’aider les personnes âgées grabataires et les handicapés. Comment un jeune allemand éduqué dans ces conditions aurait pu par la suite se révolter contre le sort des juifs ? Les « guerres saintes » permettent de justifier les massacres ou les attentats suicident. Plus près de nous, la publicité transforme souvent nos comportements de façoninconsciente. Elle influence notre façon de consommer en proposant avec insistance des modèles pour s’habiller, manger ou se divertir.
Les progrès de la biologie montrent d’année en année que non seulement nombre de mes qualités ou défauts physiques sont d’origine génétique, mais que mes facultés mentales –donc une partie de ma conscience- échappent à l’éducation ou à mon emprise.
Le champ de ce dontje n’ai pas conscience est donc très large, dans ce cas, comment pourrais-je être entièrement responsable de ce que je suis et de tout ce que je fais ?
Si ma conscience possède des degrés, ma responsabilité aussi. Si la responsabilité consiste à me reconnaître comme l’auteur pleinement responsable de mes actes, je dois en en assumer toutes les conséquences. Mais si je ne suis pas conscient de...
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