Suis-je vraimment ce que j'ai conscience d'être

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1859 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 septembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Suis-je vraiment ce que j'ai conscience d'être ?

Introduction
Globalement, la conscience est la facilité qu’à l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger. Plus précisément, la conscience réfléchie correspond à une prise de conscience, c'est-à-dire à un retour sur soi. Ainsi, chaque Homme en possèderait une qui lui permettrait de mieux se connaître, de réfléchir et de se juger,c'est-à-dire de prendre connaissance de ce qu’il est dans sa parfaite totalité.
Cependant, l’hypothèse de l’inconscient réfute cette profonde connaissance que l’Homme peut avoir de son âme. En effet, il est souvent confronté à des actes, des pensées, qui se produisent sans qu’il en ait conscience et qui lui échappent. On pourrait donc se demander si l’Homme, en tant que connaissant, prend consciencede sa réelle existence, c’est à dire de ce qu’il est vraiment, ou ne se connaît finalement que partiellement, ou encore se prend même pour ce qu’il n’est pas.
Dans un premier temps, nous réfléchirons sur ce qui peut nous amener à croire que nous sommes réellement ce que nous avons conscience d’être, puis, nous nous demanderons pour quelles raisons, à la suite de quelles expériences… nouspouvons remettre en question cette certitude, et, dans un troisième temps, nous verrons quels sont les pouvoirs de la conscience et nous essaierons de répondre à la question « Qui suis-je ? ».

QU’EST-CE QUI PEUT NOUS AMENER A CROIRE QUE NOUS SOMMES REELLEMENT CE QUE NOUS AVONS CONSCIENCE D’ETRE ?
Le cogito cartésien
D’après Descartes, « Je pense donc je suis ». Il n’y a donc pas de différenceentre être et penser être. Le fait de penser se ramène au fait d’exister. Avoir conscience d’exister correspond alors à se connaître avec certitude. En effet, comment ne pas être tout ce que j’ai conscience d’être, puisque la conscience ne porte que sur le contenu de mon esprit qui ne peut me tromper ? De plus, pour Descartes, « je suis une chose qui pense ». Les pensées de cette chose sont alors cequi arrive à cette chose. Elles lui appartiennent. Ainsi, en prenant conscience de soi, on prend conscience de ses pensées (qui ne peuvent être inconsciente) donc de cette chose qui est le moi. Il en découle donc que la prise de conscience est une connaissance de soi approfondie. En outre, si chaque acte est connu avec certitude, alors par la conscience, on peut avoir accès à un moi intérieurcaché, auquel les autres ne pourraient accéder.

La conscience est fondée sur l’existence
En considérant que l’existence constitue la base de la conscience, je suis obligatoirement réellement ce que j’ai conscience d’être. En effet, la conscience réfléchie est un retour sur soi, donc un retour sur ce que je suis réellement. Elle permet à l’homme de s’étonner, de s’interroger sur lui et le monde.Elle est donc un moyen d’atteindre une certitude au milieu de toutes les illusions. La certitude d’être est alors encrée dans la conscience réfléchie, c'est-à-dire que je suis réellement ce que j’ai conscience d’être.

Dans certains cas, l’hypothèse d’un inconscient psychique peut être rejetée.
En 1916, dans Eléments de philosophie, Alain expose sa conception de la conscience. En effet,l’auteur ne croit pas en l’hypothèse de l’inconscient. Il dit même : « L’homme est obscure à lui-même, cela est à savoir. Seulement il faut éviter ici plusieurs erreurs que fonde le terme d’inconscient. La plus grave de ces erreurs est de croire que l’inconscient est un autre Moi ; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruse, une sorte de mauvais ange, diabolique et conseiller. ». Pour Alainl’hypothèse de Freud est une illusion car tout ce qui est inconscient doit être ramené aux mouvements du corps. Croire en l’inconscient revient à se tromper sur soi même, et chercher des excuses pour nos actes manqués et nos rêves qui nous choquent parfois. En outre, tout ce que nous faisons inconsciemment revient pour lui à quelque chose d’habituel, auquel on ne prend plus conscience. Donc, si...
tracking img