Sujet de bac

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  • Publié le : 8 décembre 2010
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CHAPITRE 8 : L’ACTION DES POUVOIRS PUBLICS

I- Les fondements de l'intervention des pouvoirs publics

A) Les fondements théoriques

1) La conception classique et néoclassique : une définition du rôle minimal de l’Etat : l’ Etat Gendarme :

Jusqu’au milieu du XIXème siècle, la période est dominée par l’idée de supériorité de l’initiative privée ou libéralismeéconomique.
SMITH, qui soutient que la poursuite des intérêts individuels va de pair avec l’atteinte du bien-être collectif, est, par voie de conséquence, opposé à l’intervention de l’ Etat dans l’économie, en dehors de quelques activités clefs. La « main invisible » assure, en effet, par l’intermédiaire du marché, cette harmonie.
De même, JB SAY, avec sa « loi des débouchés », estpersuadé de l’équilibre de l’offre et de la demande sur chaque marché, ce qui conduit à un accord mutuellement profitable. Chaque agent, lorsqu’il produit un bien ou un service, obtient un revenu en échange (rémunération des facteurs de production), qu’il consacrera à une consommation et assurera alors un débouché égal à la production. Globalement, les offres et demandes seront identiques, pour peu quele marché ne soit pas contrarié dans son fonctionnement.
L’activité de l’Etat est alors limité à créer le cadre propice aux activités des individu : on parle d’ Etat-gendarme : il s’agit d’assurer, en instaurant des règles et en organisant leur application et leur sanction, la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que la protection de leurs droits.
Concrètement, lapolice, la gendarmerie, ainsi que le système judiciaire accompagnent l’autorité législative dans la protection intérieure des personnes. L’armée et la diplomatie protègent le pays des menaces extérieures. On parle pour ces différents rôles de fonctions régaliennes de l’ Etat, car elles faisaient partie des attributions traditionnelles du roi.

2) L’analyse keynésienne : un interventionnisme de l’Etat nécessaire et compatible avec une économie de marché (doc 3 p :216)

KEYNES nie l’efficacité de la « main invisible » pour assurer un équilibre naturel, spontané, systématique du marché, notamment du marché du travail (comme en témoigne la dure crise de 1929, marquée par chômage durable et involontaire).
Pour lui, le niveau d’emploi est déterminé par les entrepreneurs enfonction du volume de production qu’ils anticipent. Ce volume de production souhaitable découle des débouchés espérés , mais ne tient pas compte de la main- d’œuvre disponible. Pour ce qui est des débouchés, les consommateurs fixent le niveau de leur demande en fonction de leurs revenus et de la volonté qu’ils ont d’épargner, sans pour autant prévoir une consommation future.
Comme laproduction (l’offre) dépend d’anticipations dans un environnement incertain, rien ne garantit un équilibre durable : il peut y avoir surproduction ou sous-production et les emplois disponibles peuvent ne pas correspondre au volume de main-d’œuvre existant.
L’action de l’ Etat est donc souhaitable pour agir comme stimulateur et aider à résorber ces déséquilibres. Le chômage est dû à l’insuffisancedes débouchés, entraînant l’insuffisance de la production. Cette insuffisance de la demande peut avoir pour origine l’insuffisance des investissements ou de la consommation. L’ Etat peut stimuler l’investissement en investissant lui-même (grands travaux par exemple) ou en assurant un coût d’emprunt faible pour les entreprises. Il peut aussi encourager la consommation par une distribution de revenusde transferts ou en embauchant lui même (distribution de pouvoir d’achat en rémunérant les fonctionnaires et les salariés du secteur public.

3) Les apports des économistes de l’offre et leurs conséquences :

L’impuissance des gouvernants à lutter contre la crise économique ont fait douter du bien-fondé des politiques keynésiennes à la fin des années 70, début des années 80,...
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