Sujet : que pensez-vous de cette pensée de pascal : tout ce qui se perfectionne par progrès périt aussi par progrès.

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Attention: dissertation permettant, probablement, de trouver des exemples sur un thème comme le progrès. Mais, surtout, ne pas la prendre pour argent comptant (évaluation de la copie type concours/prépa: 8-9 sur 20):
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EXAMEN D’ENTREE DIRECTE EN 2ème ANNEE
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I.E.P. AIX-EN-PROVENCE-------------------------------------------------
Epreuve de Culture Générale
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Samedi 21 mars 2009
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Sujet : Que pensez-vous de cette pensée de Pascal : Tout ce qui se perfectionne par progrès périt aussi par progrès.
Introduction :
Blaise Pascal, l’auteur des Pensées, ouvrage posthume paru en 1670, sembles’inscrire à contre-courant de certains philosophes et scientifiques de son époque. En effet, l’idée exprimée dans cette citation s’oppose de manière totale à la pensée cartésienne. Il associe, paradoxalement, les notions de progrès et de perfectionnement à celle de la péremption. Le progrès est pourtant, par définition, l’accroissement d’une grandeur quantifiable ou l’amélioration qualitative del’état d’une chose dans un domaine donné. Ce qui, par nature, semble peu compatible avec la disparition. Ce terme, « progrès », étant polysémique, il peut toucher à la fois le domaine social ainsi que le domaine économique. De ceux-ci peuvent également découler plusieurs catégories comme le progrès technique et technologique ou encore de valeurs, de mœurs.
L’ouvrage les Pensées, constituel’apologie de la religion chrétienne par son auteur, mêlant réflexion scientifique et religieuse. De par l’objet de son recueil de notes, Pascal aborde l’idée même du progrès. Celle qui se constitue de manière plus vaste qu’une simple définition. Le progrès se caractériserait donc, à la fois, comme une faculté d’adaptation de l’homme dans l’humanité ou son milieu naturel, mais aussi, comme uneamélioration ou un développement des connaissances c’est-à-dire un accroissement quantitatif ou une amélioration qualitative. Le progrès semble avoir été le moyen de donner à l’homme une continuité évolutive dans son histoire. Cette question du progrès s’impose de manière permanente à nous dans nos réflexions actuelles et dans les faits récents tels que, l’exemple des révoltes dans le monde arabe. Cependant,dans quelle mesure le progrès s’est-il imposé à l’homme comme une référence intangible ? Il semble, principalement, s’être construit sur son caractère impératif notamment au XVIIIème siècle. Mais, il fut pensé, par la suite, comme une amélioration, ce qui remit en cause le concept même de progrès.

I- Le progrès reste inhérent à l’Homme et permet de l’élever
Le progrès s’est avant toutimposé à l’homme comme une nécessité, ainsi que de manière linéaire et innée. Dans la mesure où les philosophes et auteurs ayant travaillé dans une finalité de progrès, par exemple en le stimulant, l’ont fait dans un objectif d’ « élévation » de l’homme. Nous l’avons retrouvé comme impératif sous deux formes avec notamment, la croyance dans le progrès, ainsi que, la nécessité pour l’homme des’armer par le progrès.
A- La croyance dans le progrès chez les Lumières
Descartes, philosophe du XVIIème siècle que l’on peut opposer à Pascal, fut l’un des inspirateurs des Lumières, mouvement philosophique et littéraire du XVIIIème siècle. Ce courant a incarné l’idée de la croyance dans le perfectionnement global et linéaire de l’humanité dans le temps. Pour arriver à ce concept de croyancedans le progrès, les Lumières ont mis en avant la raison ainsi que la liberté. Ils veulent l’atteindre en éliminant ce qui rend obscur la raison, c’est-à-dire la religion, l’intolérance et le despotisme. Voltaire va jusqu’à souligner le « fanatisme » religieux. De ce fait, les Lumières et Voltaire semblent se poser dans la filiation « opposée » de Blaise Pascal. Le siècle des Lumières...
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