Sujet d'invention : preface de jacques le fataliste de diderot

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  • Publié le : 5 mai 2011
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Amis lecteurs, c’est enfin votre heure.
Vous tenez dans vos mains le produit d’un dur labeur. En effet, l’écriture de ce livre prit près de vingt ans à Diderot ( de 1765 à 1784). Vingt ans pendant lesquels Diderot n’eu cesse de reprendre cet ouvrage et lui ajouter, modifier des passages. Ce fut notamment le cas lorsqu’il voulut en offrir une copie à Catherine II en 1783, il rajouta pas moins dequatre-vingt pages.
Cela prouve donc l’acharnement, le perfectionnisme et le sérieux duquel l’auteur a fait preuve. Ainsi, pour rendre hommage au travail de cet écrivain, nous allons sans tarder voir son œuvre.


Diderot s’illustre principalement dans le mouvement des Lumières avec L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1765), imprimé réalisé avecl’aide de D’Alembert. Il s’essaya à tous les genres littéraires et c’est lui qui, entre autre, posa les bases du drame bourgeois au théâtre. Il révolutionna aussi le roman avec son œuvre Jacques le fataliste et son maître. Pourtant, Diderot réfute cette en premier lieu l’appartenance de son livre à ce genre. En effet, la définition proposée à cette époque est vague et ne lui convient pas. Il reprocheaux romans comme aux pièces de théâtres « la fausseté, l’invraisemblance, les personnages conventionnels, les dénouements miraculeux, … ». Il va même à dire qu’il ne saurait digérer cela, car quelle instruction peut-on obtenir d’un récit sans vraisemblance? Ainsi donc, le terme de roman deviendra pour lui péjoratif et répétera tout au long de son ouvrage que ce n’en est pas un. On le voit à la page47 de l’édition d’Yvon Belaval « Il est bien évident que je ne fais pas un roman, puisque je néglige ce qu’un romancier ne manquerait pas d’employer », puis à la page 74 « C’est ainsi que cela arriverait dans un roman, un peu plus tôt ou un peu plus tard, de cette manière ou autrement; mais ceci n’est point un roman ».
Cependant, au milieu des romans qui nuisent à ce terme, Diderot voitcertains auteurs élever le genre à la dignité littéraire. On pourrait citer par exemple Lesage et Crébillon le fils. Mais, il s’enthousiasmera surtout pour les romans de Richardson. Il ira jusqu’à dire « Je voudrais qu’on trouvât un autre nom (que celui de roman) pour les ouvrages de Richardson, qui élèvent l’esprit, qui touchent l’âme, qui respirent partout l’amour du bien, et qu’on appelle aussi desromans »
Ainsi, avec une nouvelle définition donnée, Diderot revient sur ces paroles et trouve que « l’esthétisme du roman est précise et riche d’avenir ». On retrouve cette pensée, enthousiasme dans Jacques le fataliste et son maître à la page 71 « La vérité! La vérité: » et à la page 196 « fût-ce en dépit des règles! » Il se détache donc des Lumières pour peut-être se rapprocher de ce nouveaumouvement qu’est le réalisme. Néanmoins, Diderot écarte encore une fois le nom de roman faute de modèles qui pourrait une fois pour toute authentifier ce genre.
Faisant parti des Lumières, ce livre pourrait être un conte. Cela revient pour Diderot au même problème que celui du roman car un conte est un « récit fabuleux » or l’auteur dit de son livre qu’il n’est pas fabuleux, qu’il a tropd’étendue et que l’intension d’instruire est au même niveau que celle d’amuser.
Alors, jusqu’à maintenant, cette œuvre n’avait appartenu à aucun genre prédéfini. Toutefois, à force de l’analyser, nous pouvons voir qu’il se distingue dans le roman. En effet, malgré que son auteur s’y opposa fortement, Jacques le fataliste et son maître a l’étendue, le goût d’instruire et le souhait d’élargir nosconnaissances que possède ce genre. Donc, amis lecteurs, ce livre s’engageait à cette époque sur la voie du roman moderne.


Après avoir défini le genre, intéressons-nous à la structure de ce roman.
Diderot n’a cessé pendant vingt ans de modifier ce live. On peut donc voir qu’il n’avait pas de plan préétabli. En effet, l’auteur n’arrête pas d’ajouter des éléments qu’il avait oublié. Un des...
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