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  • Publié le : 7 décembre 2011
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La rigueur, un choix économique ou politique ?

La rigueur s’impose-t-elle ?

La rigueur s’impose comme une nécessité économique…

La rigueur économique est d’abord une réponse à une situation économique déséquilibrée. C’est une politique conjoncturelle, qui est décidée au niveau d’un gouvernement, d’un Etat. Cependant, les Etats ne semblent plus être les seuls maîtres de leur politiqueéconomique, tant la pression internationale pèse sur eux. C’est pourquoi, actuellement, des nombreux gouvernements européens prennent le « tournant de la rigueur », selon l’expression de 1983.
Une situation économique difficile …

Il existe plusieurs d’objectif à une politique de rigueur. En 1983, lorsque Mitterrand pris le « tournant de la rigueur », il s’agissait avant tout de lutter contrel’inflation bondissante et le déficit commercial de l’Etat. Nous ne nous attarderons pas sur la lutte contre l’inflation, car elle est aujourd’hui menée par des institutions financières indépendantes des gouvernements, telle la BCE. Le déficit commercial, quant à lui, même s’il est une réalité pour la France (24,5 milliards au premier semestre 2010, en augmentation de 4,5 milliards en un an, selon lesDouanes), ne peux plus être combattu par des politiques monétaires de rigueur, comme la dévaluation de la monnaie, comme ce fut le cas en 1983. Il faut plutôt une politique de compétitivité et de soutien à l’exportation ou à la consommation domestique.
L’objectif numéro des politiques de rigueur est aujourd’hui la réduction des déficits publics. C’est la dette des Etats qui est en jeu, etnotamment leur capacité à soutenir cette dette, si les déficits sont chroniques. Chiffres : 7,7% de déficit public cette année selon le gouvernement / dette publique de 82,9% en 2010, estimation à 87,4% en 2012. Situation européenne : moyenne de 61,6% à 73,6% entre 2008 et 2009. OCDE moyenne : presque 100%. Pour réduire cette dette, il existe plusieurs leviers. Le levier budgétaire est le principal. Ila deux volets, la politique des dépenses publiques, en réduisant ces dépenses, et la politique fiscale, visant à augmenter les recettes de l’Etat. Le but étant de retourner à l’équilibre budgétaire.
Pourquoi réduire sa dette ?

…, soumise à la pression internationale,…

Les Etats sont aujourd’hui soumis à de fortes pressions extérieures. Qu’elles soient incarnées par des organisationsinternationales comme l’UE, le FMI ou la Banque Mondiale (dans une moindre mesure), ou bien par des institutions financières (banques d’investissement), elles réduisent la marge de manœuvre des Etats qui y adhèrent.
Dans le cadre de l’Union Européenne, il existe un Pacte de Stabilité qui doit être respecté par l’ensemble des pays membres. Celui-ci limite le déficit budgétaire à 3% du PIB et la dette à60% du PIB. Au-delà, des mécanismes de sanctions sont mis en place, afin de faire respecter le Pacte. Ceci limite considérablement les capacités d’endettement des pays européens, qui doivent donc faire en sorte d’assainir constamment leurs finances. En cas de crise, comme celle de 2008, des mesures spéciales sont prévues pour permettre aux Etats de dépasser les critères du Pacte, sans pour autantavoir les sanctions. Mais c’est une situation exceptionnelle, qui a pour pendant une rigueur massive afin de revenir vite dans les critères. Aussi l’UE exerce-t-elle une forte pression sur les budgets européens, et ceci plutôt vers la baisse, donc vers la rigueur.
Les institutions internationales type FMI ou Banque Mondiale ont quant à elles un rôle de prévention et de menace sur les Etats. Eneffet, ce sont des organisations de prêts aux Etats qui interviennent lorsqu’ils sont en situation financière proche de la de la banqueroute (crise grecque par exemple). Le FMI propose alors un plan de redressement, qui impose la rigueur, voire l’austérité. Les Etats ont donc intérêt a effectué eux-mêmes des plans de redressement avant que le FMI ne s’en charge, car les plans du FMI ont la...
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