Symbolisme

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1100 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 14 octobre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
LE SYMBOLISME
** Les symbolistes ont une conception spirituelle du monde et veulent trouver d’autres moyens d’expression pour dépasser la simple représentation réaliste. **
Naissance du mouvement
Début : Le mouvement symboliste, dans son sens très large, commence avec la publication de Les Fleurs du mal de Baudelaire (le grand précurseur) en 1857 et s’étend jusqu’à la fin du siècle.
Lesgrands noms : Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Stéphane Mallarmé.
Il y avait aussi des bohèmes littéraires qui se rassemblaient dans les cabarets à la mode de Paris et se regroupaient sous des noms étranges comme : les Hydropathes, les Hirsutes, les Zutistes, les Je-m'en-foutistes, etc. Ils écrivaient des poèmes et buvaient comme des trous tout en menant une vie de débauches pour la plupart, d’où lesurnom de "décadents" ou poètes maudits. Ils ressentent le besoin de se rebeller.
Doctrine
1. La Vérité : Pour les symbolistes, la vérité n’est pas dans la matière brute seulement. Une chose existe par-delà elle-même : elle est le signe d’une autre chose, elle est un symbole dans un jeu de correspondances infinies.
2. Les correspondances : Au-delà des apparences, il y a des rapports entre leschoses, des liens entre les êtres, des correspondances (Baudelaire) entre les sons, les images et les parfums. C’est ce que le symbole devrait exprimer. Colombe = paix; oiseau = liberté, un son rappelle une image, une odeur rappelle un lieu, une sensation rappelle un moment du passé, etc.
La poésie symboliste donne à voir et à sentir le mystérieux dédoublement du monde, révèle l’invisible derrièrele visible, l’inconnu derrière le connu.
4. La subtilité : Comme la réalité n’est pas uniforme, les poètes symbolistes préfèrent le rare au commun, le rêve au réel, l’ambivalence à l’identité, la nuance infinie à tout ce qui est tranché, la fugacité (le changement) à la permanence.
L’esthétique
1. Le symbole : Le mystère de la vie et de l’existence ne peut s’exprimer directement par desdescriptions réalistes. Le poète doit utiliser une nouvelle langue, celle du symbole, car toutes les choses du monde peuvent être rapprochées. Ex. : Les sanglots longs des violons (Lamentations humaines = son des violons), l’eau verte = pommes sures (Rimbaud), les oiseaux tels l’Albatros et le cygne = poètes, etc.
2. La musique : La musicalité du vers doit être la première règle. Pour exprimer lechangement des choses, la fragilité des sensations, le poète utilise l’aspect sonore et sensible des mots (assonance, allitération, rime interne, etc.). Le sens (trop défini) devient secondaire. La musicalité suggestive contre le plat réalisme des descriptions.
4. Vers libéré, vers libre : à la suite de Verlaine, les symbolistes privilégient la libéralisation des vers : vers impairs, rejets abondants,enjambement, rimes de plus en plus étonnantes, même absence de ponctuation et poème en prose. À partir des symbolistes, le vers français sera libre.
Thèmes
1. L’analogie universelle : dans l’univers, les sons, les couleurs, les parfums se répondent et renvoient à une même idée primordiale que doit exprimer le poème.
2. Le secret : secret du monde, secret des âmes, tout est secret. Les mots neservent qu’à approcher les mystères. La rationalité du monde n’existe pas. Il faut suggérer et non pas expliquer.
3. Le sacré : le poète est un voyant capable de déchiffrer les mystères du monde, ses "signes". Les thèmes de la mort, du crépuscule, de la fin du siècle sont privilégiés.
Arthur Rimbaud (1854-1891)
Dès mai 1870, à 16 ans, il envoie des poèmes à Théodore de Banville pour qu’il lespublie, mais cette tentative échoue. Rimbaud commence ses premières fugues en août 1870. Il part pour Paris où il est arrêté pour avoir voyagé dans le train sans billet. Son professeur vient le chercher. Il fait encore une fugue en Belgique, puis encore à Paris en 1871. Il voudrait participer au soulèvement de la Commune.
En septembre 1871, il envoie à Verlaine deux lettres. Ce dernier l’invite...
tracking img