Symphonie

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  • Publié le : 13 novembre 2012
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Le pasteur d'un petit pays du Jura Suisse, entreprend d'écrire un journal retraçant l'histoire d'une jeune aveugle, Gertrude, "âme pieuse" (page 11), qu'il avait recueilli deux ans et six mois auparavant. L'enfant s'éveille au langage, à la sensibilité, à l'intelligence, grâce au dévouement passionnel dupasteur qui la guide vers la voie spirituelle. A travers une audition de La Symphonie pastorale de Beethoven, elle imagine le monde réel. Mais en réalité, au fur et à mesure que la jeune fille grandit, l'amour que lui porte son "père adoptif" change. Celui-ci ne s'aperçoit pas d'un sentiment qu'ont deviné sa femme Amélie et son fils Jacques, qui est lui aussi amoureux de Gertrude. Cette dernière vavivre chez une personne charitable, Melle Louise de la M... Jacques s'efface après avoir provoqué l'emportement et la fureur de son père, mais une certaine tension persiste entre les deux, accrue par un désaccord religieux. Ayant appris que son fils le désapprouve, le pasteur reste troublé : il comprend enfin la nature de ses sentiments pour Gertrude, mais ne sait comment réagir face aux marquesd'affection portées par la jeune fille. Grâce à une opération, celle-ci recouvre la vue mais comme elle ne supporte pas la tristesse du monde, elle préfère mourir après avoir confessé au pasteur que c'est Jacques qu'elle aime. S'étant converti au catholicisme, comme Jacques, elle ne pouvait plus l'épouser car celui-ci était entrer dans les ordres. Le pasteur reste seul avec sa femme, "j'aurais voulupleurer, mais je sentais mon cœur plus aride qu'un désert.". Présentation des principaux personnagesLe pasteur : L'écriture du pasteur ressemble à sa personnalité. Un peu archaïque, provinciale, comme il convient à un homme d'Eglise cultivé du XIXe siècle, pénétré de l'écriture, habitué à prêcher et à tout interpréter sous le signe de Dieu. "Il m'apparut soudain que Dieu plaçait sur ma route unesorte d'obligation et que je ne pouvais pas sans quelque lâcheté m'y soustraire" (page 16) Le pasteur ne serait-il pas l'ange qui réveille Gertrude de son sommeil sensoriel, intellectuel et affectif ? Il éprouve pour Gertrude une affection d'abord paternelle, puis amoureuse. Il l'appelle tour à tour "ma chérie" (page 56), "chère enfant" (page 58), "Gertrude" et passe du tutoiement au vouvoiementde façon solennelle. Le pasteur est également soucieux du bonheur de la jeune fille. Avec une hypocrisie due à son état et à ses sentiments, il veut lui cacher la laideur du monde réel, et n'a jamais encore "osé parler du mal, du péché, de la mort". En même temps, il lui cache sa propre beauté, profitant du fait que "la beauté des âmes lui suffit" (page 59). Il parle de son "angoisse inexprimable"(page 130) à l'idée que Gertrude recouvre la vue, et de "l'appréhension extrême" (page 133) qu'il ressent en attendant son retour de la clinique. Gertrude : Elle est le personnage emblématique du roman. Jeune fille aveugle de naissance, elle est âgée d'environ quinze ans lorsqu'elle est accueillie par le pasteur de La Brévine et sa famille. Auparavant recueillie par une vieille femme sourde venantde mourir, "l'âme pieuse" (page 11) est également quasi muette et apparemment faible d'esprit. Corps opaque, animal, prénommé "Gertrude" par une des filles du pasteur, elle est d'abord prise en charge par les femmes. Lavée, rasée, soignée, habillée, elle est traitée comme un nouveau-né. Le pasteur entreprend alors l'éducation de l'enfant. Son état s'immobilise dans une phase cachée, tant que lepasteur échoue à l'extraire de la situation qu'elle a connu près de sa tante ; elle reste pelotonnée au coin du feu, ne se laissant apprivoiser que lors des repas. Le 5 mars, il assiste à la "naissance" de la jeune fille : ses trais "s'animent" enfin, visités davantage par l'amour que par l'intelligence. "Gertrude avait ceci de bien qu'elle ne faisait jamais semblant de comprendre..." (page 53)...
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