Symptome

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  • Publié le : 26 mars 2011
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Comme le définit Freud, le symptôme est l’expression d’un accomplissement de désir et comme la réalisation d’un fantasme inconscient servant à accomplir ce désir. Il est le retour d’une satisfaction sexuelle refoulée, et constitue également une formation de compromis par l’intermédiaire de laquelle le refoulement s’exprime.

On ne peut penser le sujet sans symptôme, car c’est la matièrepremière pour le psychologue en clinique. Il est ce qu’il y a de plus vrai, il parle à la place du sujet. Le symptôme est tout ce qui est analysable.
Le symptôme vient du réel, il est le réel.

Pour Lacan « le symptôme va dans le sens d’un désir de reconnaissance, mais ce désir reste exclu, refoulé ».
Dans la clinique analytique c’est une formation de l’inconscient tout comme le rêve, les actesmanqués, les lapsus et le mot d’esprit, il est l’expression d’un conflit inconscient.
Le symptôme va se substituer à la place de quelque chose que le Moi ne veux pas savoir, et il vient satisfaire quelque chose, et l’angoisse elle permet de fixer le symptôme.
Il peut également venir d’un lien symbolique entre une expression langagière et un évènement vécu. Prenons l’exemple d’un patient qui souffraitde nausées et de vomissements, et qui se souvint qu’un jour il « n’avais pas pu avaler une injure ». L’inconscient peut se loger dans n’importe quoi, même dans une lettre ou dans un chiffre.

L’une de ses fonctions est de réaliser une vie de plaisir inconsciente, au sein même de la production morbide. Sous l’effet d’une pression pulsionnelle et/ou traumatisme, le Moi sort de son articulation. Ilfinit par s’adapter au symptôme pour en faire une appartenance.
« Le Moi n’est pas maitre dans sa demeure ».

Le psychologue doit se laisser enseigner par le symptôme, sinon on va plomber le symptôme sous le poids du savoir. Il implique une énigme et la supposition que l’analyste peut la délivrer. Il incarne la réponse à une question que le sujet vient poser.
Le symptôme nous apprend quelquechose, il nous surprend, d’ailleurs se laisser surprendre par le symptôme est la qualité première qu’un clinicien doit avoir. Ce n’est pas un signe, car Il nous dit quelque chose de nous même, comme le rêve.

Le symptôme à une cause cachée qui doit être identifiée, il traduit un rejet de certaines pulsions dites « mauvaises ». Il a une fonction de signe, car il est quelque chose pour quelqu’un,il est quelque chose, il a une signification pour le sujet qui détient ce symptôme.

Comme le dit Freud en 1917, les symptômes psychiques sont considérés comme des actes nuisibles, ce sont des actes qui sont accomplis avec aversion et qui s’accompagnent d’un sentiment pénible et d’une souffrance. Leur principal dommage consiste en l’effort psychique qu’exige leur exécution et dans celui dont ona besoin pour les combattre.

Pour Freud et Breuer, l’hystérique souffre principalement de réminiscences, c'est-à-dire que le symptôme prendrait son origine dans des traumatismes psychiques et par la suite aux souvenirs de ces traumatismes, qui sont donc en rapport avec des représentations.
Selon Breuer le symptôme est l’effet d’un évènement passé, survenu dans un état de conscience anormal,qu’il nommera « état hypnoïde », et pour lui le symptôme est un réflexe anormal. Il se rapproche du contexte médical en disant c’est une altération pathologique du système nerveux, consistant en une excitabilité anormale, qui permet aux réminiscences d’agir comme une perception réelle et de renouveler l’effet traumatique.
Pour lui en quelque sorte le symptôme nous apprendrait l’évènement traumatiquequi a déclenché tout cela.

Freud dira plus tard que ces associations qui sont apparemment dépourvues de toute logique sont porteuses d’une vérité qui serait bien particulière, puisqu’elle serait la vérité du désir. Pour lui il y aurait derrière le symptôme une série de représentations qui aboutiraient à un souvenir correspondant à un évènement traumatique ou pathogène. Et pour Freud cet...
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