Systemes partisans

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le politiste
vendredi 23 septembre 2011
Les systèmes de partis
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Martine Aubry (PS), Pierre Laurent (PC)
et Cécile Duflot (EELV). |
La gauche, la droite, mais aussi le Front populaire, le cartel des gauches ou encore la gauche plurielle sont les indices que les frontières des partis politiques ne sont pas totalementétanches. Il existe entre les différents partis des possibilités d’accord, voire même d’alliance. Les relations que les partis entretiennent forment un système dont l’analyse permet de comprendre le fonctionnement de la vie politique des démocraties pluralistes.

Ainsi, toute démocratie dispose d’un système de partis dont la description permet de mettre en évidence : 
* les partissignificativement représentatifs sur le plan politique et électoral ; 
* la distribution des forces et son degré de stabilité ; 
* les relations d’opposition ou d’alliance, de rapprochement ou d’éloignement entre les partis. 
Après avoir déterminé les principaux facteurs influençant la configuration des systèmes de partis (1), nous verrons quelles sont les différentes manières à travers lesquelles ilspeuvent être appréhendés (2). 

1/ Les principaux facteurs structurant les systèmes de partis sont d’une part, les facteurs idéologiques, sociaux, culturels et historiques, et d’autre part, le choix des modes de scrutin. 

A/ Dans "Cleavage Structures, Party Systems, and Voter Alignments" (1967), Seymour Lipset et Stein Rokkan recourent à l’histoire pour éclairer l’origine des clivagespartisans. Selon eux, les partis politiques sont à la fois des agents de conflits et des instruments d’intégration. Ils sont issus de quatre clivages fondamentaux qui sont nés lors de deux périodes distinctes : 
* la Révolution française : 
* Etat/ Eglise ;
* centre/périphérie ; 
* la révolution industrielle : 
* urbain/rural ;
* possédants/travailleurs.
DansPartis et familles politiques (1980), Daniel Louis Seiler construit huit familles potentielles de partis correspondant à ces clivages : 
* Etat/Eglise : partis démocrates contre partis anticléricaux ; 
* centre/périphérie : partis centralistes/partis populistes ; 
* urbain/rural : partis agrariens ; 
* possédants/travailleurs : partis bourgeois contre partis ouvriers. 
Cesclassifications sont certes réductrices (schéma binaire), mais leur simplicité permet d’analyser la naissance des systèmes de partis autour de clivages historiquement marqués. Par exemple, le clivage religieux opposant l’Etat et la religion lors de la Révolution française a entraîné l’émergence de partis anticléricaux et de partis confessionnels. Il reste que tout travail rigoureux de classement despartis se doit de prendre aussi en compte d’autres critères tels que les discours ou la base sociale. 

B/ Les systèmes de partis peuvent aussi être déterminés par les dispositions constitutionnelles. Par exemple, suite à la deuxième guerre mondiale, la Cour constitutionnelle allemande a exclu du jeu démocratique les formations extrémistes. Mais l’intensité de cette influence fait débat. 

DansLes partis politiques (1951), Maurice Duverger défend que les modes de scrutin conduisent à structurer les systèmes de partis : 
* la représentation proportionnelle : elle tend à un système de partis multiples, rigides et indépendants les uns des autres ; 
* le scrutin majoritaire à deux tours : il tend à un système de partis multiples, souples mais dépendants les uns des autres (lacoopération est nécessaire pour former des alliances) ; 
* le scrutin majoritaire à un tour : il tend à un dualisme des partis. 
Dans Partis politiques et réalités sociales (1962), George Lavau prétend, au contraire, que les systèmes de partis sont d’abord structurés par des facteurs sociologiques, historiques ou culturels. Maurice Duverger a fini d’ailleurs par tenir compte de cette idée et...
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