Tahar ben jelloun

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  • Publié le : 17 avril 2010
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Je suis né à Fès le 1er décembre 1944.
J'ai fréquenté d'abord l'école coranique du quartier, ensuite, à 6 ans je suis entré à l'école primaire franco-marocaine bilingue. Le matin l'enseignement était donné en français, l'après midi en arabe. L'école était dirigée par un Français.
En 1955, mes parents déménagent à Tanger où je rejoins avec mon frère l'école primaire du détroit où je passe lecertificat d'études primaires.
En 1956 j'entre au lycée Ibn Al Khatib. Enseignement à majorité francophone.
Après le brevet je passe au lycée français Regnault où j'obtiens mon baccalauréat en 1963.
A Rabat, études de philosophie.
23 mars 1965 : manifestations d'étudiants et de lycéens dans les grandes villes du Maroc. Répression, arrestations.
Juillet 1966 : Mes études de philosophie sontinterrompues ; je suis envoyé dans un camp disciplinaire de l'armée (à El Hajeb puis à Ahermemou dans l'Est du Maroc) avec 94 autres étudiants soupçonnés d'avoir organisé les manifestations de mars 65
Je suis libéré en janvier 1968 et je reprends mes études.
Octobre 1968 : je rejoins mon premier poste d'enseignant au lycée Charif Idrissi à Tétouan où je suis le premier professeur de philo dans cetétablissement.
Je publie la même année mon premier poème " l'Aube des dalles " dans le revue " Souffles " écrit en cachette dans le camp disciplinaire.
Octobre 1970 : je suis muté au lycée Mohamed V à Casablanca. J'ai peu enseigné durant cette année à cause des grèves des lycéens.
Les éditions Atalantes, rattachées à Souffles que dirigeait le poète Abdellatif Laabi publient mon premier recueilde poésie " Hommes sous linceul de silence " préfacé par Abraham Serfaty.
Juin 1971, un communiqué du ministère de l'intérieur annonce qu'à partir de la rentrée de 71, l'enseignement de la philo sera arabisé. N'étant pas formé pour cela je demande une mise en disponibilité au ministère et décide de venir à Paris pour faire une thèse de troisième cycle en psychologie. Une association caritativefrançaise me donne une bourse de 500 FF par mois.
J'arrive à Paris le 11 septembre 1971. J'habite à la Cité universitaire internationale au pavillon " Maison de Norvège ".
Grâce à François Bott, adjoint de Jacqueline Piattier directrice du Monde des Livres, je publie mon premier article dans Le Monde le 19 juin 1972 " Technique d'un viol " (contre Paul Bowles).
" Cicatrices du soleil ", receuilde poésie est publié en 1972 par François Maspero, dans la collection " Voix ", dirigée par Fanchita Maspero.
A partir de 1973, je deviens collaborateur-pigiste du journal Le Monde, rattaché au service Livres.
Septembre 1973 : " Harrouda " mon premier roman est publié par Maurice Nadeau chez Denoël (Lettres Nouvelles). Il jouit du prestige lié à la personnalité de Nadeau. Je reçois des lettres deRoland Barthes, de Samuel Becket.
Décembre 1974, le directeur du Monde, Jacques Fauvet m'envoie faire un reportage sur le pèlerinage à la Mecque. Une série de trois articles sera publiée début janvier 75.
Juin 1975 : je soutiens une thèse en psychiatrie sociale à la faculté de Jussieu ; sujet : " problèmes affectifs et sexuels de travailleurs nord-africains en France ". Dans l'assistance, JeanGenet que je venais de connaître. A partir de cette thèse j'écris " la plus haute des solitudes ". Le manuscrit sera refusé par la plupart des grandes maisons d'édition à Paris. Le Seuil accepte de le publier à condition que je m'engage à lui donner mes prochains romans. Après " Harrouda ", Maurice Nadeau publie mon deuxième roman " La réclusion solitaire " toujours chez Denoël. Je suis souscontrat chez cet éditeur. Nadeau s'en va ; par solidarité je refuse de continuer à être édité par Denoël. Je fais partie d'un comité de soutien à Nadeau où sont réunis la plupart des écrivains qu'il a édités comme Georges Pérec, Angelo Rinaldi, Hector Bianccioti, etc.
" La plus haute des solitudes " connaît un succès surprenant. Le Seuil devient mon unique éditeur.

1976 : " les amandiers sont...
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