Tamil

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  • Publié le : 8 décembre 2010
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On peut expliquer ce principe de fonctionnement par un exemple fictif : soit un graphème consonantique donné dans un alphasyllabaire, noté K. Ce graphème se lit normalement comme unesyllabe composée d'une consonne (ici /k/) suivie de la voyelle par défaut (dans notre exemple, un /a/). Si l'on veut écrire /ka/, il suffit donc d'un signe unique K. Pour écrire /ki/,cependant, il faudra recourir à un signe annexe ajouté au graphème K : K + i. Pour écrire /k/ seul (dans un groupe de consonnes, par exemple, en fin de mot...), un troisième signe estnécessaire, qui note l'absence de la voyelle par défaut (signé représenté dans notre exemple par *) : K + *. Un tel signe est souvent nommé halant (nom sanskrit qu'il porte dans les écrituresde l'Inde) ou ─ moins probant ─ tueur (traduction de halant, peut-être par allusion au fait que ce signe "tue", c'est-à-dire fait disparaître, la voyelle qui suit normalement la consonne)et l'on dit que la consonne est « dévoyellée ». Enfin, pour écrire /i/ sans le support d'une consonne, il faut un quatrième signe, celui d'un /i/ indépendant (noté İ dans notreexemple). Si l'on récapitule :

K = /ka/ ;
Ki = /ki/ ;
K* = /k/ (donc, pour écrire /kma/, il faut passer par K*M) ;
İK = /ika/ ;
İK* = /ik/ ;
İKi = /iki/, etc.
Au final, il fautquatre signes différents (K, i, * et İ) là où, dans un alphabet, trois sont nécessaires (k, a et i).

Parfois, le découpage des caractères ne correspond pas au découpage syllabiquefrançais. Par exemple, quand r précède une autre consonne d'un groupement de consonnes en devanagari, il est écrit avec les autres consonnes du groupement, dans le même caractère. Le françaisplacerait ce r- en tant que -r final dans la syllabe précédente, et d’autres cas dans les écritures brahmiques indiennes existent pour les glissements de consonnes commençant par l-.
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