Taylorisme et fordisme

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  • Publié le : 28 mars 2010
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C’est à la fin du XXème siècle que Taylor, un ingénieur américain, définit les principes de l’organisation scientifique du travail sous l’influence des écrits de Smith consacrés à la division du travail. L’objectif de Taylor est alors de trouver la « one best way » et de cela découle une parcellisation des tâches et une séparation entre le travail de conception et le travail d’exécution. Débutdu XXème siècle Taylor prolonge le fordisme en inventant le travail à la chaine et en augmentant les salaires pour aboutir à une consommation et donc une production de masse. Cependant cette organisation du travail a commencé à évolué durant les années 1960. Peut-on alors en déduire que ces évolutions représentent l’effondrement du taylorisme et du fordisme ? Pour répondre à ce problème nous allonsdans un premier temps montrer que les nouvelles formes d’organisation du travail se présentent comme étant post-tayloristes c'est-à-dire comme une révolution dans l’organisation de la production. Cependant, dans une seconde partie, nous mettrons en évidence le fait que le travail « taylorisé », et ses contraintes, est toujours ancré dans notre société plus qualifiée alors de néo-tayloriste.

Apartir des années 1960 et surtout aux états unis se développent, dans beaucoup d’usines, des mouvements de contestation face à une organisation du travail peu valorisante pour les ouvriers. En effet les tâches qui leur étaient alors proposées apparaissaient déqualifiantes, répétitive, pénibles et même génératrices de fatigue nerveuse. Ce qui aboutit à de nombreux retards, des malfaçons, desjournées d’absence, du turnover en résumé à une révolte accrue des ouvriers spécialisés. De plus les produits proposés à cette époque étaient fabriqués de manière standardisée. Cependant la diversification de la demande va remettre en cause la production et la consommation de masse en effet « on est loin de la Ford T noire ». Ensuite le développement de la mondialisation et de la concurrence vont «forcer » les entreprises à ce démarquer. Dans cette mesure l’OST semble complètement dépassée et inadaptée.
De ce fait on assiste à la naissance de principes nouveaux où le Toyotisme est l’exemple le plus pertinent. C’est au japon au début des années 50 que certain ingénieur dont notamment Taihi Ohno que nait le Toyotisme qui va ensuite se développer dans les autres pays développés à économie demarché à partir des années 70. Il comprend de nombreuses caractéristiques nouvelles qui peuvent se répartir en deux parties distinctes. La première aurait pour but de donner d’avantage d’autonomie à l’ouvrier. En effet on assiste à une transmission de pouvoir à tous les niveaux hiérarchiques ce qui permet d’augmenter leur implication dans le système productif. Ils peuvent donc à nouveau retrouverun intérêt dans leur activité professionnelle et redoubler de motivation. La seconde aurait pour objectif de rendre l’entreprise plus productive. Tout d’abord le toyotisme va mettre en place un système de juste à temps ( ou à flux tendus). Il s’agit d’une organisation productive inversée par rapport au fordisme. Dans l’organisation fordiste les entreprises produisaient puis cherchaient desdébouchés alors que dans l’organisation toyotiste on comprend que la constitution de stocks revient chère et entraine du gaspillage. C’est pour cela que les entreprises attendent de connaître la demande des clients pour mieux les satisfaire.
Plus généralement on constate également que les entreprises vont remettre en cause la double division du travail mis en avant d’abord par Smith puis par Taylor.Tout d’abord pour ce qu’il en ait de la division horizontale du travail on assiste à 3 changements « majeurs ». La rotation du travail a pour objectif de rendre plus intéressant le travail et permet à l’ouvrier d’occuper successivement plusieurs postes de travail en le rendant également plus polyvalent. Ensuite les tâches sont élargies c'est-à-dire que les opérations d’exécutions sont regroupées...
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