Technique des arts et des medias a contribution de tous

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  • Publié le : 16 décembre 2010
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L'ART EN TANT QUE TECHNIQUE, L'ART EN TANT QU'"INSPIRATION"/TRANSMISSION OU INITIATION.

Anthropocentrisme, théocentrisme, des questions centrales dans le passage du moyen age à la renaissance mais qui commencent à être dépassées, un nouveau concept apparaît celui de moderne, la modernité en quelque sorte qui se trouve chargée de toutes les vertus. Nous allons essayer de voir en quoi consistece concept et s’il est possible de dégager des processus utilisables et réplicables.

Les critères de la modernité
 
Mise en perspective socio-anthropologique :
les importants changements de valeurs qui sont en train de s'opérer dans nos sociétés en cette fin de siècle nous obligent à prendre du recul et à chercher un outil méthodique pour tenter de comprendre. En utilisant pour cela unemétaphore, celle de tribalisme, phénomène qui serait de nos jours résurgent.

Éléments anthropo-sociologiques de base

Quelques données, banales, de la modernité.
Il y a tout d'abord la notion d'épistéme. A travers cette notion Michel Foucault indique que finalement nous sommes plus pensés que nous pensons, et plus agis que nous agissons. les formes de représentation et d'organisation socialeont un double aspect :
-quelque chose qui va façonner les représentations sociales,
-le fait que ces représentations sociales ont elles-mêmes une série de conséquences sur l'organisation sociale, bien que cela ne soit pas forcément pensé, conscientisé ou verbalisé en tant que tel.
On pourrait utiliser la notion de modèle, de norme, de règles, pour montrer comment existe une matrice à partir delaquelle croissent, dans le domaine scientifique, les manières de se représenter le monde.
La notion de bassin sémantique proposée par Gilbert Durand s'inspirant de l'inconscient collectif de Jung, est également une notion intéressante à considérer. Gilbert Durand utilise l'image du bassin sémantique pour indiquer comment de petites choses vont donner les choses plus importantes. Le ruissellementfinit par donner le fleuve en bas de la vallée, fleuve que l'on va nommer, que l'on va canaliser, qui va finalement se perdre dans le delta, puis se jeter dans la mer, jusqu'à ce qu'un nouveau cycle recommence.
Cela pourrait aussi s’appeler une ambiance sociale, recouvrant la notion d'esprit du temps, dont Hegel au XIXème siècle a montré l'importance,ce quelque chose est à vrai dire « mystérieux», dans le sens le plus simple de ce terme (mysterion, sacramentum, signum), c'est-à-dire ce qui fait lien, qui unit les gens entre eux.
C'est ici une autre manière de désigner la culture, ce substrat, ce « background » dans lequel chacun baigne sans y faire attention. En même temps cette notion d'épistémè n'est pas une donnée particulière aux temps modernes. On peut l'appliquer à bien d'autrespériodes, selon une évolution cyclique qui doit être prise en compte pour bien apprécier la pertinence de ce propos. Mais alors la question se pose, du passage d'une épistémè à une autre.
Le passage, l'achèvement d'une épistémè et le commencement d'une autre, est une question difficile, qu'on ne peut penser qu'avec beaucoup de prudence. On peut retenir une proposition faite par Sorokin,sociologue américain de la culture. Cet auteur utilise la notion de saturation. Il montre par là, comment, à un moment donné, un ensemble culturel perd de son évidence. C'est précisément lorsque cette évidence se perd qu'on va entrer progressivement dans un autre type d'épistémè ce que l'on nomme communément la crise.
cette crise n'est pas seulement économique, qu'elle n'est pas non plus politique,qu'elle n'est pas davantage simplement culturelle. il vaut mieux parler ici d'une perte d'évidence. Cela signifie alors qu'à un moment donné, un ensemble social, ou mieux civilisationnel n'a plus conscience de ce qu'il est. Il ne sait plus quels sont les grands mythes qui l'animent. Il n'a plus confiance en ce qu'il est. on peut penser que le mythe qui avait été à la base de la modernité s'est...
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