Tecnique du corps

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  • Publié le : 3 janvier 2011
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LE CORPS : OBJET de L’EPS
ECRIT I

I] DEFINITIONS II] DUALITE CORPS\ESPRIT III] CLASSIFICATION et NOTION de TECHNIQUE du CORPS IV] HISTOIRE de la NOTION de SCHEMA CORPOREL - Historique - Développement du schéma corporel V] HISTOIRE du CORPS et DES MACHINES VI] CORPS et IMAGE du CORPS VII] CORPS et POLITIQUE - Le corps et le système capitaliste - les pratiques du corps VIII] CORPS et SOCIOLOGIE- les usages sociaux du corps - euphémisation et esthétisation des pratiques - pratiques corporelles emblème de classe sociale IX] LE CORPS AUJOURD’HUI X] CONCLUSION

I] DEFINITIONS : P. Parlebas le définit comme : «organisation signifiante qui répond à la totalité de la personne»(3). Mais selon d’autres auteurs, il est très difficile d’enfermer le corps dans une définition, qui somme touteassez stricte, ne permet pas de l’appréhender dans sa totalité. M. Bernard différencie l’image du corps, le corps propre, le corps comme objet de dialogue, le corps regardé et jugé et le corps comme structure sociale et mythe. Selon Thibault aussi, il est impossible de le définir comme objet unique, car il est fonction des cadres de références employés, c’est-à-dire des rapports sociaux ethistoriques. C’est pour lui un objet complexe que l’on peut décomposer en plusieurs autres corps : - le corps masse pondérale (objet matériel) - le corps social (objet social) - le corps dynamique (objet de mouvement) - le corps médiateur de la réalité psychanalytique (objet de plaisir et de déplaisir). Il semble que ce phénomène complexe doit être considéré dans les attitudes que l’on adopte visà-vis delui au cours de l’action éducative. Car c’est cette dernière qui inculque les mentalités qui permettront justement de définir, juger et comprendre le corps.

II] DUALITE CORPS\ESPRIT : Pendant longtemps, la culture du corps et celle de l’esprit étaient rassemblées sous le concept d’éducation. A Athènes au Vème siècle avant J.C, l’éducation du jeune citoyen accordait beaucoup plus de temps audéveloppement de l’esprit, qu’à celui du corps(bien que celui-ci ne fut pas négligé). On parlait alors «d’enkuklios païdera».Les romains donneront une plus grande importance au développement des qualités physiques dans l’éducation de leur jeunesse qu’à celles de l’esprit (jeux du cirque). Pourtant, Platon écrivait : « quiconque s’adonne à des préoccupations intellectuelles doit accorder à son corps lemouvement nécessaire et pratiquer la gymnastique». Au moyen âge, après la mort d’Henri II en 1552 lors d’une joute, l’église s’oppose aux activités physiques jugées trop dangereuses. Le corps est voué aux vers, il n’est pas digne d’intérêts, l’esprit seul est condamné à s’élever. C’est au XVI ème siècle que Rabelais introduit dans le programme éducatif de Garguantua de nombreuses activitésphysiques à des vues de santé et d’hygiène. Montaigne qui préfère «une tête bien faite à une tête bien pleine», ne vexe pas l’église en disant qu’un corps vigoureux est apte à lutter contre les tentations. C’est J.J Rousseau qui, dans l’Emile (1762), montre qu’un corps qui s’ankylose est néfaste pour la santé. Ainsi, très tôt les grands hommes de l’histoire, ont compris l’intérêt de ne pas négliger lecorps, dans le souci d’un développement harmonieux et complet de l’individu. Plus près de nous, les philosophes comme, Voltaire et Nietzsche accordent beaucoup de crédit à l’activité physique. Voltaire n’écrit-il pas : «le corps d’un athlète et l’âme d’un sage, voilà ce qu’il faut pour être heureux». Et Nietzsche de répondre : «Le cul de plomb, c’est le vrai péché contre l’esprit». Au début du XXèmesiècle, la culture du corps est tombée bien bas. La religion n’affiche que du mépris pour cette «enveloppe périssable». La bourgeoisie est très fière de ses mains blanches et de son embonpoint. Deux mathématiciens Hilbert et Poincaré débattent des fondements de la géométrie. Pour le premier, ils sont à chercher que dans la seule logique mathématique. Poincaré défend quant à lui la thèse que...
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