Terribles vacaciones

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 14 (3273 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
LES ETATS – UNIS EN 2010 : UNE PUISSANCE EN DECLIN ?
Formulation de la problématique générale :
Notion de puissance = « capacité de s’imposer au monde » selon R. ARON. Si l’on applique cette assertion au cas américain, alors « puissance américaine » reviendrait à traduire « modèle américain » s’imposant par sa fonctionnalité et sa crédibilité à l’opinion publique mondiale, sur les planspolitique, économique et culturel.
Partie interrogative de la problématique :
1) Quelles sont les manifestations de la puissance américaine ?
2) Quelles en sont les limites ?
3) Quels en sont aussi les fondements en mesurant la part exacte du territoire à la participation de cette puissance.

I – LES ETATS – UNIS SEULE PUISSANCE GLOBALE* DU MONDE 
Définition de la notion de« puissance globale » : pays qui s’impose aux opinions publiques de l’espace mondial par le biais de sa puissance macro-économique, de sa capacité d’influence au sein des instances internationales, de ses institutions politiques et de sa culture.
A) Les éléments de la puissance américaine en 2009.

1) La plus grande puissance productive du globe : une puissance avant tout « post-industrielle :a) Le secteur tertiaire occupe en effet 75% des actifs et assure 75% du PIB et 95% des nouveaux emplois créés depuis les années 90. Il comprend :
Des services d’intégration à HVA vers les entreprises (transports ; communication ; services financiers ; conseil et publicité ; recherche) ;
Des services de distribution.
Total : les USA produisent 20% des services mondiaux.

b) La nouvelleindustrie américaine :

* L’industrie n’occupe plus que 21% des actifs (contre 30.5% en 1980) mais contribue pour 24% du PIB.
- Dans les années 80, les mauvais résultats de l’industrie faisaient parler de « déclin industriel ». Des restructurations drastiques ont été accomplies (« ère post-fordiste »). Le repli a été assez net dans les secteurs traditionnels (textile ; métallurgie ;machines-outils) et dans les branches sensibles à la concurrence (automobile, informatique, aéronautique). Le pays couvrait la quasi-totalité des besoins mondiaux dans les années 60, mais importe désormais 25% des biens d’équipement et 40% de ses biens de consommation.

La désindustrialisation doit donc être relativisée par :
Le fait qu’une partie de la production est transférée à l’étranger etrevient sous forme d’importations réalisées par des filières américaines.
L’externalisation des services : pratique récente des entreprises industrielles qui consiste à se recentrer sur les activités importantes de l’entreprise et à confier à des entreprises de services des fonctions qu’elles assuraient jusque là ( gardiennage ; entretien ; restauration…).
Un réseau de technopôles le pluspuissant du monde.

L’espace industriel étatsunien est donc en mutation (carte) :
la puissance industrielle historique se trouve dans l’ancien « Manufacturing Belt » (le Nord Est). Qualifié de ceinture de la rouille dans les années 80, cette région est devenue une base d’industries adaptées dans des secteurs très variés tels que l’automobile (Détroit), le textile (New York) et larecherche (autoroute de Boston).
Les mutations ont surtout profité aux régions de l’ouest et du sud (la Sunbelt). On y retrouve également des technopôles et des maquiladoras.
c) La première agriculture du monde :
* Les USA produisent 36% de la valeur de la production agricole mondiale.
les premiers rangs mondiaux pour de nombreuses productions : 1er RM pour le maïs et le soja, 2è pourle coton et les agrumes, 4è pour le blé. C’est à Chicago précisément que les prix du blé, du soja ou du maïs du monde entier sont fixés par la « BOARD OF TRADE ».

* L’agriculture américaine est fortement intégrée dans un système agro-industriel où le producteur dépend fortement des industriels (FMN / Cargill, Monsanto, Pepsie-schéma) en amont comme en aval. Ce système inclut 20% des...
tracking img