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  • Publié le : 13 mai 2010
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L’organisation du travail
Avec la révolution industrielle, la division du travail s’est développée (cf. Smith). La notion d’appareil productif ne se limite pas à sa dimension économique et technique (progrès technique, innovations, investissements, profits…), il faut aussi tenir compte de la dimension sociale de l’entreprise. Toute forme d’organisation du travail présente aujourd’hui 4objectifs :
* produire le plus possible
* dans les délais les plus courts
* avec le moins d’efforts
* en tenant compte de la qualité
Le sociologue Alain Touraine distingue 3 phases dans l’évolution de l’organisation du travail :
* l’ancienne organisation du travail
* le taylorisme – fordisme
* le post-taylorisme
I – Phase A : l’ancienne organisation du travail
Composée del’artisanat et des petites entreprises. L’ouvrier était qualifié et était capable de transmettre son savoir-faire aux plus jeunes. Il avait une certaine liberté et les rapports humains étaient plus importants (confiance).
II – Phase B : le taylorisme – fordisme
A – Le taylorisme
Le taylorisme est dû à un ingénieur américain, Taylor (1856-1915), qui a poursuivi la pensée d’Adam Smith : il créel’Organisation Scientifique du Travail (OST), i. e. une organisation rationnelle reposant sur 3 principes :
1 – Séparation radicale entre la conception et l’exécution
C’est la division verticale du travail. La conception concerne les bureaux des méthodes dont le rôle est de penser (cols blanc). L’exécution concerne les ateliers dont le rôle est de fabriquer (cols bleus). L’objectif est de mettre envaleur le savoir de l’ouvrier.
2 – Découpage des activités en tâches élémentaires et non qualifiées
C’est la division horizontale du travail : la parcellisation des tâches :
* une tâche simple
* une tâche répétitive
* en peu de temps
* la méthode la plus efficace : "the one best way"
3 – Le salaire au rendement
L’appât du gain permet de stimuler l’activité et la productivité etd’obliger l’ouvrier spécialisé (OS) à suivre la cadence.
B – Le fordisme
Ford (1863-1947) complète l’oeuvre de Taylor et introduit 3 innovations fondamentales :
1 – La standardisation du produit (sur le plan économique)
Pour que la chaîne soit efficace, il faut produire des objets identiques, standardisés pour que cela permette la production de masse et les économies d’échelle.
2 – La chaîned’assemblage (sur le plan technique)
Une fois le travail parcellisé, celui-ci peut être mécanisé. L’OS ne bouge plus : l’objet vient à lui. C’est la machine qui donne le rythme au travailleur.
3 – Une politique de hauts salaires (sur le plan social)
Hausse de la productivité : gains de productivité : plus de partages : augmentation des salaires.
Une consommation de masse devient alors possible pourabsorber la production de masse (école de la régulation fordiste). Il faudra attendre les 30 Glorieuses pour que la production de masse soit associée à la consommation de masse (politique de l’Etat providence de Keynes).
C – Les résultats du taylorisme et du fordisme
Ses conséquences positives
Hausse de la production, hausse de la productivité :
* conséquences micro-économiques :
*salariés : hausse des salaires, baisse du temps de travail
* entreprises :
* gains de productivité :baisse des prix : hausse des parts de marché : augmentation des profits
* multiplication des postes de travail : tâches identiques et interchangeable : plusieurs équipes en chaîne continue : hausse de la productivité des équipements
* conséquences macro-économiques :* mise en place du cercle vertueux de la croissance. Les gains de productivité permettent de rentrer dans une spirale fordiste :
* hausse des salaires : consommation de masse
* production à moindre coût : économies d’échelle et standardisation : production de masse (théorie de la régulation)
* hausse du niveau de vie et transformation du mode de vie...
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