Testament de trimalcion

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  • Publié le : 30 mars 2011
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Owen et l'utopie

Ce texte a été écrit en 1817 par Robert Owen. Il est extrait du rapport au comité d'assistance aux ouvriers pauvres.
Robert Owen est né en 1771 à Newtown au pays de Galles. Son instruction fut des plus modestes, même s'il exerça les fonctions d'élève-maître dès l'âge de sept ans et il quitta définitivement l'école à 9 ans. Son sens des affaires et son intelligence luivalurent d'accéder rapidement à une place éminente dans le monde industriel. Après quelques années d'apprentissage à Londres chez un drapier, il s'installa vers la fin des années 1780 à Manchester où, à l'âge de 18 ans il créa sa propre entreprise. Dans cette même ville, il prit part aux débats de la Société de la ville pour l'alphabétisation et la philosophie et présida ces réunions. En 1796, Owendevint un membre actif du Conseil sanitaire de Manchester dans le but d'améliorer l'état de santé et les conditions d'hygiène dans la ville industrielle. Après huit années passées à Manchester à accumuler fortes richesses et expérience, Owen obtint en 1799 la direction de la « très misérable société » de New Lanark, site de la plus grosse filature d'Ecosse dans le but d'y instituer un régime plushumain qui susciterait, au niveau individuel, des modifications du caractère des travailleurs et une plus grande prise de conscience de leur dignité. Il est le premier industriel à abolir les châtiments corporels et à mettre fin à la pratique des renvois sommaires. Owen entendait faire de New Lanark une communauté bien gouvernée, édifiée selon ses idéaux.

Profondément hostile à la révolutionindustrielle et au machnisme, un grand projet commence alors à faire chemin dans son esprit. Il s'agit de donner naissance à un groupe social autosuffisant, de reproduire l'expérience de New Lanark à l'échelle de la nation.

En 1817, Owen formule son programme de réorganisation sociale qui consisterait à rassembler des groupes de 800 à 1200 personnes dans des communautés ou l'éthique de lacoopération succéderait à l'éthique de la concurrence. Le texte que nous avons ici n'en est qu'une partie.

Ses idées prennent naissance à l'intérieur d'un contexte assez agité. En effet, la fin de la longue guerre contre la france impériale en 1814-1815 provoqua une crise économique générale. Le marché artificiel alors créé par la guerre disparait, et il s'écoula quelque temps avant que puissents'ouvrir de nouveaux débouchés. Des milliers de soldats et de marins démobilisés se trouvèrent jetés sur le marché du travail. Les prix tombèrent, la production se réduisit à mesure que s'accumulaient les stocks de marchandises invendues, le chômage atteignit un niveau sans précédent. C'étaient partout des émeutes et des désordres, et l'agitation politique, contrainte à la clandestinité pendant laguerre, se déchaina lorsque des millions d'êtres virent dans une société oligarchique et corrompue la cause de leur faim et de leur souffrance.

La rédaction des essais coincide avec une période d'agitation sociale. Les conditions de vie désastreuses des classes ouvrières provoquent des épidémies et des réactions publique Les ouvriers demandent la diminution des heures de travail, l'améliorationdu sort des enfants dans l'industrie. Les idées d'Owen sont donc nourries du contact permanent avec les réalités de l'époque.
La question que nous pouvons alors nous poser sur ce texte est : De quelle manière Owen souhaite-t-il transformer le caractère de l'ouvrier et dans quels buts ?
Pour y répondre, nous verrons dans un premier temps, qu'un retour à la terre est opéré, dans un second, nousverrons l'encadrement rigoureux de la population, et finalement, nous verrons les différents éléments qui permettent une transformation morale de l'ouvrier.

I - Le retour à la terre

1- La terre nourricière

Après les guerres Napoléoniennes, Owen établit que la cause principale de la misère était à rechercher dans la rivalité entre le monde ouvrier et le système, et que la seule parade...
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