Texte de russel

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1003 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 22 février 2009
Lire le document complet
Aperçu du document
EXPLICATION DE TEXTE

Dans cet extrait de Problèmes de philosophie, Bertrand Russell s’interroge sur la véritable valeur de la philosophie. Il utilise la thèse de l’opinion commune pour approfondir la sienne et l’exprimer : la valeur de la philosophie réside dans le fait qu'elle soit incomplète et incertaine. On se demande alors quelles sont ces valeurs caractéristiques de la philosophie quifont de ces réflexions des moments peu habituels. Russell dévoile ensuite ce qu’il en est réellement des valeurs de la philosophie. La valeur de la philosophie n'est pas de répondre aux questions qu’elle affronte. Alors que la science parvient à des résultats positifs, la philosophie ne construit pas de savoirs positifs mais toujours vagues. Les questions qu’elles posent demeurent ouvertes. Ellecultive l’incertitude mais c’est "largement" ce qui fait sa valeur. Celle-ci se décline de deux manières : premièrement, le doute philosophique est ouverture à différentes possibilités et deuxièmement, il élargit des frontières du Moi et de ce qui l'entoure pour s'intéresser à l'étude de l'univers. Il libère l'individu qui se désintéresse du monde.

Ce texte propose un éloge de la philosophie carce qui a de la valeur, c’est ce qui inspire le respect ou l’estime et la valeur de la philosophie réside dans son incertitude. Notons que la précision "largement" utilisée par l'auteur contient une réserve. L’incertitude n'utilise pas toute la valeur de la philosophie mais elle en est une dimension essentielle.
Qu’est-ce donc que l’incertitude et en quoi est-ce une vertu ? L’incertitude est lepropre d’un esprit qui ne peut pas adhérer à un contenu de pensée parce qu’il a conscience de son faible savoir. Ne satisfaisant pas aux exigences rigoureuses de la vérité, celui-ci demeure douteux. Etre incertain consiste sans doute à être travaillé par le doute. L’esprit philosophique est donc le contraire d’un esprit dogmatique. Il s’étonne, interroge et cherche une vérité capable de résister auxobjections des sceptiques. Il fait abstraction des interactions et des stimuli extérieure pour ne se consacrer qu'à l'étude de ce qui l'entoure. Bertrand Russell montre que cette attitude est à l’opposé de l’attitude spontanée, des automatismes humains. Il décrit les caractéristiques de l’homme étranger au questionnement philosophique. Celui-ci est un prisonnier selon lui. Ce dernier énumère lanature des choses qui font de lui un prisonnier et nous apprenons que ce sont les préjugés intériorisés depuis les premiers instants de vie, les croyances de son temps et de son pays, l’habitude qui rend familier le monde autour. En fait, l’esprit est conditionné de diverses façons avant même de n'avoir pu philosopher. Les choses semblent aller de soi, et il croit tellement qu’elles sont comme onles dit couramment et il oublie de se demander si on les dit comme elles sont véritablement. Russell insiste sur les « convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de sa raison ». Il met en avant que des l'enfance l’apprentissage de la langue, les croyances qui n'ont pas fait appel à la raison son encrées en l'individu.
Le manque d'activité intellectuelle croit auxpréjugés qui n'ont aucun fondement rationnel.
Il est donc impossible pour l'individu de douter de ce qu'il croit évident. Le sentiment de l’évidence rend imperméable au doute. Etre incapable de douter va avec l’étroitesse d’esprit car tant qu’on est persuadé de posséder la vérité, on ne remet pas en question ses certitudes. Les idées opposées sont directement écartées. Il adhère tellement à sespropres convictions irrationnelles qu’il est fermé à d’autres manières de penser que les siennes au point de ne même pas les écouter clairement. La philosophie tente d'empêcher cet endormissement intellectuel et moral.

Intéressons nous maintenant à cette citation : « Elle suggère des possibilités nouvelles, elle élargit le champ de la pensée en la libérant de la tyrannie de l’habitude ».
Pour...
tracking img