Texte de l'oral de français

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  • Publié le : 3 novembre 2009
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Résumé:
Dans l'extrait étudié « L'abeille et l'architecte » tiré du Capital, Karl Marx définit ‎différentes notions du travail et distingue le travail de ‎l'animal et de l'homme. Selon lui, ce qui les oppose vient du fait que l'homme puisse ‎avant même de le réaliser, imaginer son travail et se fixer des buts.
Ainsi, c'est en ayant un travail ‎qui lui plaît, dans lequel il peut s'épanouir etse fixer des objectifs, que l'homme va mieux le réaliser.

Extrait du document:
Dès le début, l'auteur défnit le travail comme une transformation de la nature. L'homme utilise tout ‎ce qui touche aussi bien au corps « Les forces dont son corps est doué, bras et jambes, » (l.3), qu'à ‎l'esprit « tête et main » (l.3). L'auteur précise que l'homme est maître de la nature « l'homme y joue ‎lui mêmevis-à-vis de la nature le rôle d'une puissance naturelle. » (l.2-3). La construction avec la ‎répétition « nature » « naturelle » et les oppositions de sens entre ces deux mots souligne cette idée ‎d'un homme maître de la nature.‎

Marx est connu pour sa critique des conditions de travail des ouvriers de son temps. Il l'est moins pour son analyse philosophique de l'acte même du travail. Etpourtant, c'était au nom de la haute idée qu'il se faisait, philosophiquement, de ce qu'est le travail par essence qu'il pouvait dénoncer rationnement la façon, misérable, dont les hommes étaient alors contraints de travailler.

Le texte étudié ici clôt le deuxième paragraphe « Le double caractère du travail représenté dans les marchandises » du premier chapitre du premier livre du Capital de KarlMarx. La marchandise étant au fondement de la société capitaliste, Marx s’est proposé de débuter son étude du capitalisme par l’analyse de celle-ci. La marchandise s’est alors révélée posséder un caractère double, énigmatique, celle-ci étant d’une part déterminée par la valeur d’usage, d’autre part par la valeur d’échange. Mais se limiter à une telle détermination de la marchandise seraitréducteur. Marx montre en effet que celle-ci est avant tout du travail humain, et que la quantification de ce dernier permet de connaître la valeur d’une marchandise.
Mais ce serait aller encore trop vite. Marx se veut attentif dans son analyse et notre extrait sera une enquête sur la nature du travail. La thèse de Marx est que, si la marchandise s’est révélée être « bifide » (Zwieschlächtig), il sepourrait bien qu’il en soit de même pour le travail. Mieux : peut-être que ce caractère double du travail est en lien direct avec le caractère double de la marchandise. L’enjeu est donc simple et prend la figure d’un syllogisme : si comprendre le capitalisme passe par la marchandise, et que la compréhension de la marchandise passe par le travail, alors l’analyse de Marx, si elle veut porter ses fruits,ne pourra faire l’économie d’une réflexion sur le travail.
Quatre moments peuvent être compris dans l’extrait qui nous occupe, lesquels correspondent aux articulations naturelles du texte. Premièrement, Marx va s’attacher à cerner « l’essence » du travail constituant les marchandises du point de vue de leur valeur d’usage et de leur valeur proprement dite (marchande). Puis, en deuxième lieu, Marxva mettre en rapport le concept de « force productive » (Produkitvkraft) avec celui de « travail utile » (nützlische Arbeit). Ce qui lui permettra de mettre en lumière, en troisième lieu, un paradoxe, selon lequel l’augmentation du nombre de valeurs d’usage résultant d’une amélioration des moyens de production peut conduire contre toute attente à la baisse de la valeur de la richesse globale. Larésolution de ce paradoxe permettra à Marx, en quatrième et dernier lieu, d’énoncer un théorème selon lequel tout travail peut être pris selon deux points de vue et conduire selon chacun d’eux à des valeurs prises en des sens différents.
En premier lieu, Marx va chercher à distinguer précisément le travail en tant que fondement de la valeur d’usage et de la valeur marchande.
C’est d’abord une...