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  • Publié le : 3 décembre 2009
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Commentaire sur les dernières vues de politique et de finances de J. Necker

Dans ce livre écrit par J. Necker en 1802 dernières vues de politique et de finances. Il est intéressant de voire comment Necker ,alors retiré de la vie politique ,approfondit deux types de gouvernement, empruntant quelques traits à la monarchie et quelques traits à la République,qui dans leur pureté doivent fixer laprincipale attention du législateur. L’un et l’autre présentant dans leur application à la France quelques difficultés. Il trace donc deux plans de gouvernement:l’un sous le nom de monarchie héréditaire et tempérée ,l’autre sous le nom de République une et indivisible et « soumise autant qu’il est raisonnablement possible aux lois de l’égalité ». En traçant son ébauches de gouvernements« offerte à la Nation française » ,qui témoigne de ses aspirations ou tout du moins de ses conceptions dans l’organisation des pouvoirs, il s’inscrit dans une logique critique envers la Constitution du 22 Frimaire an VIII. Dans la perspective qui est celle de Necker ,la Constitution de l’an III avait pu raisonnablement apparaître comme une première étape, dans la reprise du terrain perdu par le pouvoir,dans la reconquête des prérogatives qui lui avaient été arrachées par la Constituante;durant cet essai de parlementarisme que fut le gouvernement révolutionnaire,la concentration des pouvoirs aux mains d’une assemblée avait atteint son paroxysme ;le bicaméralisme en revanche constituait un incontestable progrès dans le sens du renforcement de l’exécutif.
La « pendule » était donc repartie dans labonne direction mais au lieu de s’arrêter dans cette position d’équilibre qu’aurait pu représenter le régime du directoire il continue sa course et la France s’apprête donc à connaître une véritable dictature napoléonienne , le despotisme d’un seul sous la forme la plus absolue que l’on puisse imaginer.
La Constitution de l’an VIII ouvre en faite la voie à l’instauration d’un despotisme et, àl’inverse des constitutions précédentes ou Necker critiquait un certain déséquilibre des forces au détriment du gouvernement, il s’élève cette fois au contraire ,contre les pouvoirs exorbitants mis à sa disposition et contre l’affaiblissement des assemblées « le pouvoir est fort certes ,mais il n’est plus contrôlé ».Necker estime que la Constitution sous sa forme actuelle à reçu des atteintes quiprouvent sa faiblesse et qui annoncent sa courte durée.
Cependant sur quels aspects réels Necker fonde t-il sa réflexion pour rejeter le texte constitutionnel?
Il exprime que la Constitution derrière sa façade libérale est composée d’autorités qui « ..ne peuvent ni se surveiller ni s’entraider;l’indépendance du premier pouvoir à été préparée de toute manière » . 
En ce sens nous verrons queNecker fonde d’abord sa critique sur l’apparente continuité républicaine de la Constitution(I). Puis nous montrerons ensuite qu’il met en exergue la réalité des institutions(II)

I° La Constitution du 22 frimaire an VIII ,l’apparence de la continuité républicaine

La Constitution ,pour Necker ,soucieuse de ne pas brutaliser ses contemporains va conserver, en façade, la continuité de l’héritagerévolutionnaire (A).Cependant cette dernière va en faite réaliser un aménagement des pouvoirs au profit du chef de l’exécutif exaltant l’aspect monocratique du système (B)
A) Le faux-semblant républicain

Les premiers mots de Necker sont assez équivoques tant ils illustrent la volonté de ce dernier de démontrer le faux semblant de la Constitution soumise à son étude. Il parle ainsi de« fiction »(L7) expliquant que la prérogative de nomination du corps législatif ou des « hommes en autorités dans un gouvernement qui se veut républicain est légitimement confié à la Nation. Or « une telle prérogative,la plus importante de toutes,a été remplacée par une fiction dans le nouveau code politique de la France »(l 7/8).L’idée de la Constitution,Necker l’ayant bien compris, était d’affirmer...
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