Théories ricardiennes

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  • Publié le : 21 mars 2011
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I – La théorie ricardienne de la valeur et des prix
A) La valeur
Le défi que se lance Ricardo est de faire une théorie de la valeur indépendante de la répartition, et
notamment, il est très important pour lui qu’une augmentation de la valeur n’engendre pas une
augmentation des prix.
1) Les notions de valeur
Ricardo en distingue deux :
 la valeur d’usage
 la valeur d’échange
La valeurd’usage d’une chose exprime l’utilité de cette chose. Elle est d’autant plus grande que la
chose est importante.
Capital
Capital fixe
Capital circulant = consommations intermédiaires + avances
Produit brut
Produit net
Salaires
Rentes
Accumulation du capital
Remplacement
Amortissement
Le circuit de l’accumulation du capital de David RICARDO
Profits
14 Théories économiques de la valeur etde la répartition
La valeur d’échange d’un bien exprime le pouvoir de ce bien d’être échangé contre d’autres biens.
Elle est proportionnelle au nombre de biens que l’on peut obtenir en échange.
C’est la valeur d’échange qui intéresse Ricardo.
Qu’est-ce qui fait qu’une marchandise a une valeur d’échange supérieure à une autre ? Comment
déterminer cette valeur ? Pourquoi varie-t-elle ? Commentdéterminer la variation ?
Avant de répondre à ces questions, Ricardo veut savoir si les valeurs d’usage et d’échange sont liées.
Elles ne sont pas proportionnelles (on ne connaîtra pas la valeur d’échange grâce à la valeur d’usage,
et inversement).
Remarque : Il y a un lien. Pour qu’une chose ait une valeur d’échange, il faut qu’elle ait une valeur d’usage.
2) Les types de marchandises
Lesmarchandises tirent leur valeur d’échange de deux sources :
1) leur rareté, et …
2) la quantité de travail nécessaire pour les obtenir.
Chez Ricardo, il faudrait remplacer "et" par "ou".
Il y a moins deux causes que deux types de marchandises :
1) Les marchandises que l’on ne peut pas reproduire comme on veut (oeuvre d’art, etc.). Elles
tirent leur valeur de leur rareté.
2) Celles qui sontreproductibles par le travail de l’Homme, et qui peuvent être reproduites
presque à l’infini. Ces marchandises ne sont pas rares, et donc ne tirent pas leur valeur de leur
rareté, sauf si elles connaissent une situation de monopole et peuvent devenir rares.
Pourquoi deux types de marchandises ?
Parce que Ricardo veut s’intéresser aux marchandises reproductibles. La politique économiques’intéresse donc à la valeur des marchandises reproductibles.
3) Détermination de la valeur d’échange des marchandises reproductibles
La valeur d’échange est la quantité de travail qui a été nécessaire pour produire une marchandise,
comme l’écrit Ricardo : « La valeur des marchandises, ou la quantité de toute autre marchandise
contre laquelle elle s’échange, dépend de la quantité d travail nécessaire àsa production ».
Remarque : La valeur d’échange d’une marchandise est relative de la (ou les) marchandises avec laquelle
(ou lesquelles) on la compare. Elle dépend de la difficulté de production.
Pour Ricardo, l’objet comprend deux choses :
– le travail directement incorporé dans la marchandise, c’est-à-dire le travail fait directement
pour la marchandise ;
– le travail indirectementincorporé dans la marchandise, c’est-à-dire tout le travail qui a été
nécessaire pour faire les composants de l’objet (exemple : pour une baguette, le travail pour
faire la farine, moudre le blé, …).
Tous les moyens de production sont considérés comme du travail ; ils sont incorporés dans l’objet.
Exemple : Si A → 2h ; B → 4h ; C → 6h
Alors v
A/B =
1
2
; v
A/C =
1
3
Chapitre 1 − Valeur etrépartition dans la théorie de Ricardo 15
Valeur A / B =
TA : quantité de travail directement et indirectement incorporé dans
une unité de A
TB : quantité de travail directement et indirectement incorporé dans
une unité de B
Pourquoi le travail ? Parce que pour Ricardo, seul le travail produit la richesse et rien d’autre.
Supposons que l’on ait TA. Si le coût d’une unité de A vaut w...