Thésé contre le minotaure

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Ensemble de document sur la prise de la Bastille

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Sommaire :
1) Les documents littéraires.
a)
« Le Gamin de Paris »
de Gustave dOutrepont Page 3-4(passage de la première page du livre).
b)
Mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand (42 livres au total mais la un résumé) Page 5

2.1) Les documents iconographiques
a)
Peinture extérieur « La prise de la bastille »de Jean BaptisteLallemand
(Page 6)
b)
« La prise de la bastille »de Jean Pierre Louis Laurent Houel
(Page 7)
2.2) Autres documents
a)
Croquis de la tête de Launey, gouverneur de la Bastille (Page 8)
b)
Rousselet, Pierre-Alexandre:
« Détail intéressant et jusqu'à présent ignoré sur la prise de la Bastille » (Page 9)

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1.1) Les documents littéraires

a)« Le Gamin de Paris »de Gustave d’Outrepont.Editeur : Première Heure
Date de parution : 04/02/2008
Genre : histoires essaie

Naples a ses lazzaroni, Venise ses condottieri, toutes les villes de France ont une classe de leur population qui sort du cadre ordinaire ; mais nous autres Parisiens, que pouvons-nous leur envier ? n’avons-nous pas notre gamin ?
Faire l’histoire de Paris sans d’abord parler du gamin !… autant vaudrait commencercelle de Rome à Brutus, en passant sous silence les rois qui l’ont fondée ; autant vaudrait prendre un peuple tout formé, sans s’occuper de son origine.
Le gamin, dont le nom n’a réellement pas de traduction dans aucune langue, est l’enfant de la ville ; les rues sont son berceau… elles ont vu son premier sourire et ses premiers pas. Fils soumis, il ne quitte pas le giron de sa mère. Vous letrouverez à tous les coins, sous toutes les formes, dans tous les métiers.
Semblable aux divinités de l’Inde, à la sainte ampoule, aux dieux du paganisme, au lait de la Sainte Vierge, au grand lama, et à mille autres saintetés dont ni vous ni moi n’avons envie de nier le caractère sacré, le gamin est immortel ! il est toujours jeune. Depuis que Paris est debout, il bat le pavé des rues : que dis-je…le pavé ? le gamin existait bien avant que Paris fût pavé ; il barbotait dans les boues du onzième siècle : j’oserais presque dire qu’il a vu les rois de la première race, et qu’il sait mieux que tel historien, qui pourtant est de l’Académie, ce que c’était que Pharamond.
Si Paris eût existé au temps de Jules César, nul doute que le gamin eût escorté son char ; car de sa nature il est de tousles triomphes, comme les autorités municipales, les mâts de cocagne, les gens du juste-milieu, les buffets de distribution et les gendarmes. — Il est de tous les deuils, comme les employés des pompes funèbres et les gens en place ; avec cette différence qu’il ne porte pas de crêpe. — Il assiste aux enterrements de tous les partis ; il est neutre, et il a raison. — Il profite des triomphes, sanss’occuper de leurs conséquences ; il boit le vin du vainqueur, tout comme il boirait celui du vaincu, si ce dernier était d’humeur à payer à boire.
Il se jette sur un cervelas, sans y voir d’humiliation : dites qu’il n’est pas philosophe !
Les réjouissances publiques sont pour lui, car le bon ton ne lui défend pas de s’y amuser ; et puis c’est à lui que reviennent de droit les baguettes après un feud’artifice. — Il crie : « Vive tout le monde ! À bas tout le monde ! » et n’est payé par personne ; c’est pour son plaisir, par désœuvrement, sans motif. Pourvu qu’il y ait du bruit, que lui importe au gamin ? qu’a-t-il à risquer ? Il serait bien bon de tenir à
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l’ordre ; il est enfant, libre, en haillons. Il ne craint pas de perdre ses souliers dans la foule ; souvent il n’en a pas. Il sejette avec joie dans tout ce qui promet du mouvement, il s’y vautre ; il est heureux quand il peut détruire… ah ! mais heureux ! il ne possède rien. Combien de hurleurs de tribune en feraient autant, s’il ne fallait pas être propriétaire avant d’être député ?
À lui seul le gamin représente tout le caractère intime de l’homme ; non pas tel que nous le voyons, étroitement busqué au balcon de nos...