The long walk to freedom

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  • Publié le : 12 juin 2011
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Théâtre

Père : Ma chère Françoise vous ai-je informé de l’invitation des Montbrun concernant le golf de demain ?
Mère : Les Montbrun ? Ces gueux ? Je n’y compte point mon cher ami.
Désirée! Du thé!
Père : Ils nous ont aimablement invités à passer la journée sur leur domaine de…
Mère : Mais je me moque éperdument de leur domaine ! Désirée, mon thé !
Désirée : Je suis déjàen haut madame.
Mère : Non mais… Apportez moi du thé je veux dire.
Désirée : Oui madame, je viens, j’arrive, je cours, je vole.
Elle entre
Quel thé désirez-vous ? Pêche, framboise fleur de pays, fleur d’orange, goyave, caramel, fraise…
Mère :… Menthe.
Désirée : Et pour monsieur ?
Père : Pour moi…
Mère : Monsieur prendra la même chose.
Père : En effet…
Désirée sortQuelle impertinente petite sotte !
Léopoldine entre à son tour et traverse la pièce, sa mère abaisse le journal qu’elle est en train de lire et la scrute de haut en bas.
Léopoldine sort.
Mère : Quel est cet accoutrement ?
Père : Qu’avez-vous encore ?
Mère (un ton plus haut) : Mais… N’avez-vous point vu votre chère progéniture déambuler dans une telle tenue ?
Le père soupire
Mère :Puisque c’en est ainsi…
La mère, énervée, se lève brusquement et quitte la pièce.

Dans la pièce voisine.
Désirée : Oh mon Dieu tu m’as manqué mon amour. Chaque seconde sans toi pèse dans mon cœur. Je n’en peux plus de garder notre secret, ce fardeau, ce fléau que je ne peux plus contenir.
Le père entend ces quelques paroles et s’approche du mur progressivement.
Léopoldine : Et ma mère… Mafamille me reniera ! Et mon héritage ?!
Désirée : Mais… Tu oses me comparer à ton argent ?
Lèopoldine : Non, c’est différent car tu es la fortune de mon cœur.
Elles s’enlassent.
La mère revient et voit le père dans tous ses états, l’oreille contre le mur.
Mère : Que faites vous donc ?
Père (gêné, bégayant) : Et bien… Euh… Je me disais que… Il serait peut-être bien que nous songions à repeindreces murs n’est-ce pas ? Regardez, leur couleur est fanée par des années de…
Mère : D’accord, vous n’aurez qu’à charger de cette tâche une équipe d’ouvriers.
Père : En effet, oui.
Mère : Et ce thé, ça vient ?!
Elle s’assoit et reprend la lecture de son magazine.
Dans la pièce voisine.
Léopoldine : OH ! Qu’est-ce qu’elle m’énerve !
Désirée : Il est peut-être temps de le leur révéler.Léopoldine : Oui, tu as raison, ce sera sûrement mieux comme ça.
Léopoldine se présente devant ses parents, angoissée.
Le père est encore une fois dans tous ses états, il fait les 100 pas.
Et bien écoutez, père, mère, il faut que je vous parle. Cela fait déjà plusieurs mois que Désirée et moi…
Le père se trouve derrière la mère et fait de grands gestes à sa fille, l’incitant à ne pasrévéler son secret.
La mère se retourne.
Le père improvise alors une séance d’étirements factice
Mère : Ca ne s’arrange décidément pas pour vous.
Père : Détrompez-vous, mon état de forme est à son apogée
Désirée entre avec le thé.
Père : Désirée ! Ma chère enfant ! Ah… Rien de tel qu’une tasse de thé après une telle séance de sport.
Il s’assoit.
Désirée : Je ne me souviens pas avoir vuMonsieur si dynamique depuis de bien longues années.
Léopoldine (grave) : Désirée, viens. Ca te concerne autant que moi et c’est d’une grande importance.
Désirée (grave également) : Oui tu as raison.
Madame, monsieur, votre fille et moi sommes…
Il la coupe.
Père : Très heureuses d’être ici présentes ? Oui nous le savons bien…
Désirée : Oui Monsieuren effet. Mais ce n’est pas exactement ce dont nous devions parler. Ce que je voulais vous dire c’est que…
Il la coupe à nouveau.
Père : C’est qu’il faut repeindre ces murs ?! Ne vous en faites pas. Ma femme et moi y avons justement songé.
Léopoldine : Père. Laissez la parler, je vous prie.
Désirée (énervée) : Monsieur, votre fille et moi sommes ensemble, voilà tout.
Elle sort d’un pas...
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