Theorie politique du dilemme du prisonnier comparée.

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Game Theory : Chicken and Prisoner Dilemma

Des théories existent pour simplifier les interactions possibles entre différentes acteurs. Même si aucune d’entre elles n’est parfaitement applicable, il s’agit de montrer comment la théorie du Chicken est plus applicable aux relations internationales contemporaines que le dilemme du prisonnier. Les théories etudiées répondent toutes à cettedescription de Mearsheimer :
"The most attractive strategy for each state is to cheat and hope the other state pursues a cooperative strategy. In other words, a state’s ideal outcome is to suggest to other side into thinking it is going to cooperate”
Seulement il existe des différences. La plus importance est que le dilemme du prisonnier repose sur une situation ou les deux joueurs ont intérêt àcoopérer mais ou les incitations à trahir l’autre sont si fortes que la coopération n’est pas sélectionnée rationnellement. Elle illustre la confrontation entre intérêt individuel et optimum collectif. Alors que la théorie du Chicken illustre un cas où le choix de la coopération ou de la défection repose sur l’évaluation du risque que suppose la défection double, qui est la pire des solutions par rapportà la double coopération ou le participant ne gagne rien. La défection apparait comme moins rationnelle que dans le dilemme du prisonnier.
Afin de démontrer pourquoi la théorie du Chicken est plus applicable aux relations internationales contemporaines l’analyse portera sur la comparaison de trois aspects de ces théories. Tout d’abord l’étude portera sur l’impact de la menace. Alors que celle-cin’a peu ou pas d’impact quand on applique la théorie du dilemme du prisonnier, elle est de grande importance dans la théorie du Chicken. Puis le concept d’itération sera considéré. Il s’agit de comprendre pourquoi les théories ne sont pas appliquées de la même façon quand le « jeu » est répété. Enfin l’analyse observera les issues possibles, et les stratégies dominantes, si existantes, de chacunedes théories.
Pour commencer, il faut comparer les stratégies et solutions envisageables pour ces théories.
Pour la théorie du Chicken il n’y a pas de stratégie dominante. En effet, aucune forme de gouvernement à l’échelle mondiale n’existe, c’est d’ailleurs pour ça que les relations internationales se caractérisent l’anarchie. Comme le dit Mearsheimer les pays “states operate in an anarchicenvironnement and behave in a self interested manner”
Il faut donc se baser sur la réputation de l’autre pour évaluer les risques de la coopération. Malgré tout avoir une réputation de dominant suppose des dépenses, type entretien militaire (les Etats-Unis ont un budget militaire de 623.000 millions de dollars ce qui correspond a 3.9% de leur PIB annuel) et des risques reliés au dilemme desécurité.
Dans le dilemme du prisonnier il y a une stratégie dominante : celle de ne pas collaborer. Jervis l’explique ainsi : “if the game is only played once, the only rational response is to defect » Cependant, la théorie du dilemme du prisonnier soutient qu’au-delà de cette alternative il existe une solution : rendre stable la coopération en établissant un code de conduite qui sanctionne toutetricherie. Ainsi les deux participants sont rassurés et savent que l’autre ne va pas faire défection. “Institutions can change a state’s calculations about how to maximize gains” .
Ce code de conduite est possible à créer grâce à l’établissement de certaines institutions comme le FMI, l’ONU, ou l’OMC. Keohane dit que « Les institutions facilitent la coopération en réduisant l’incertitude”. Dans ledilemme du prisonnier on ne parle plus de
Si l’on consière que respecter les lois mondiales qui règles les interactions entre les acteurs comme de la collaboration alors le dernier qui defect, sans qu’il n’y est collision, soit le « gagnant » dans la théorie du Chicken appliqué aux institutions est le premier à enfreindre les règles. Ce n’est donc pas étonnant que la majorité des puissances...
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