Theories eco

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2066 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Théories économiques :
Systèmes et structures

Théorie des biens relationnels des organisations à but non lucratif
Les économistes se sont intéressés aux conséquences économiques des relations informelles entre citoyens. Ils ont introduit à cet effet de nouveaux concepts comme ceux de capital social et de biens relationnels. Ces derniers sont produits lorsque des personnes engagées dans desactivités associatives jouissent de bénéfices de nature immatérielle (sentiment d'appartenance à un groupe. conservation de son identité, approbation sociale). Les individus ne peuvent jouir de ces biens qu'à la condition de les partager avec d'autres. Le tiers secteur apparaît le mieux à même d'avoir une attention à ces types de biens. Toutefois, rien n'empêche les organismes publics et lesorganisations à but lucratif de favoriser leur éclosion.
(Uhlaner)
Théorie du capitalisme, du socialisme et de la démocratie
Cette théorie de J. Schumpeter cherche à rendre compte de la nature du système capitaliste et de sa dynamique. L'entrepreneur en innovant réalise un profit et acquiert une position temporaire de monopole jusqu'à ce que la concurrence imite l'innovation. La croissancecapitaliste est donc un processus de destruction créatrice. Or, pour Schumpeter, il existe des facteurs qui menacent à terme le capitalisme. La concentration du capital tend à bureaucratiser l'innovation. Le capitalisme a perdu l'adhésion des citoyens. Le droit de la propriété et la liberté des conventions tendent à être démantelées. Le socialisme peut fonctionner même si une répartition égalitaire risqued'être moins efficient que le capitalisme.
(Schumpeter)
Théorie de la confiance des organisations à but non lucratif
Le consommateur a des difficultés à évaluer la qualité des services. Les coûts d'information et de transaction sont élevés et le producteur peut en profiter. La contrainte de non-distribution des profits de l'économie sociale inspire confiance, d'autant que les dirigeants desorganisations sans but lucratif ne retirent aucun bénéfice de services de mauvaise qualité. Toutefois, les dirigeants peuvent poursuivre d'autres objectifs qui ne correspondent pas forcément aux intérêts des bénéficiaires. Cette explication en termes d'asymétrie d'information réduit la confiance à un risque calculé. Or, pour certains, cette dernière ne peut être mesurée et exprimée seulement en termesde probabilité et d'utilité.
(Hansmann)
Théorie de l'économie solidaire appliquée aux organisations à but non lucratif
Cette théorie s'inspire des travaux de Polanyi. Celui-ci identifie quatre principes économiques : le marché. la redistribution, la réciprocité et l'administration économique. L'économie solidaire a pour ambition de combiner la réciprocité, le marché et la redistribution dansun cadre légal fondé sur la liberté d'adhésion et l'égalité. Si l'économie domestique privilégie la famille comme lieu de solidarités, l'économie solidaire privilégie la réciprocité, c'est-à-dire l'action collective. L'économie solidaire cherche à cumuler les avantages de l'économie monétaire, source de liberté individuelle par le marché et facteur d'égalité par la redistribution avec ceux del'économie non monétaire qui sort les échanges de l'anonymat.
(Laville)
Théorie de l'hétérogénéité des organisations à but non lucratif
Afin de se faire réélire, le gouvernement offre une quantité de biens collectifs, susceptible de satisfaire l'électeur médian. L'hétérogénéité de la société laisse un certain nombre d'électeurs insatisfaits et la demande résiduelle de biens publics est satisfaite parles organisations à but non lucratif. Le secteur privé peut concurrencer ces dernières mais devra résoudre le problème du passager clandestin (free rider). Un autre facteur est le caractère bureaucratique de l'action publique. Il ne permet pas d'identifier rapidement l'évolution des demandes et d'y répondre. Inversement, l'intervention de l'État se justifie car les associations ont une...
tracking img