Tibulle

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Théodore Pasquier
Classe 905A
Janvier 2010

LE POETE TIBULLE
(55-19 av. J.-C.)

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Tibulle (55-19 av. J.-C.)

1. Introduction
Tibulle, du nom latin Aulus Albius Tibullus est né vers 55 av. J-C. C’est un poète latin et il est connu pour avoir écrit plusieurs livres d’élégies qui sont des poèmes en vers relatant, pour la plupart, la souffrance qu’inflige l’amour lorsque l’être aimén’est pas là ou qu’il est infidèle, ou encore lorsqu’il est mort. Les sentiments racontés ou les situations décrites ont le plus souvent comme cadre la campagne et la vie rustique. Tibulle a vécu sous le règne d’Auguste. Plus jeune que Catulle et Virgile, il était le contemporain et l’ami d’Horace, de Properce et d’Ovide ; ce dernier a lui-même écrit une charmante élégie sur sa tombe. Tibulle estmort en 19 av. J.-C, âgé d’environ 35 ans.

2. Vie de l’auteur
Tibulle vient d’une famille équestre campagnarde et aisée, bien qu’elle ait été économiquement affectée par la guerre civile et par la redistribution des terres décidée par l’empereur, en 41 av. J-C., mesure qui toucha également d’autres poètes célèbres tels que Virgile, Horace ou Properce. Il perd son père tôt et on suppose qu’il aété élevé par sa sœur et sa mère, dans une ferme à Tibur aux environs de Rome. Il ne découvre Rome que pour y faire ses études et gardera toujours la nostalgie du calme et de la beauté de la campagne. Après ses études qui le destinaient à la carrière d’orateur, il préféra choisir la poésie : il était riche et beau et pouvait mener une vie élégante, où les plaisirs de l’amour avaient une grandeplace qu’il chantait dans ses poèmes.

Vers l’an 28, Tibulle fait une tentative de vie plus « classique » : il suit son protecteur et mécène, Marcus Valerius Messala Corvinus, lors de deux expéditions militaires menées par celui-ci : une en Gaule et la deuxième en Orient, où il est supposé aller en Cilicie (ancienne province romaine se situant en Asie mineure dans l’actuelle Turquie) mais il n’yparviendra jamais car il tombe malade durant le voyage et est forcé de rester à Corcyre (aujourd’hui Corfou). Il raconte ce moment difficile de sa vie, où il faillit mourir loin de sa mère et de ses amis, dans la troisième élégie du Livre premier de ses œuvres. Il fera désormais seulement de la poésie ! C’est là qu’il brille et qu’il est lui-même !

Tibulle, Horace et Ovide furent très amis ; onpeut en être certain car Horace lui dédia avec affection deux de ses œuvres : l’Ode l, 33 et l’Épitre l, 4. Et Ovide pleure sa mort en des termes très touchants.

Tibulle n’a jamais essayé d’être proche d’Auguste. Il resta à l’écart de la cour. La mort de Tibulle suit de très près celle de Virgile, et comme l’ont fait remarquer certains analystes, il se pourrait que ces deux décès, presquesimultanés, ne soient pas dû au seul fruit du hasard. En effet, l’empereur Auguste, qui règne non seulement à cette époque sur les forces militaires de Rome mais également sur la vie culturelle romaine, n’aurait pas accepté les critiques de Virgile et Tibulle faites à son égard. Il envoya d’ailleurs Ovide, l’un des plus grands poètes de cette époque, en exil définitif à Tomis (au bord de la MerNoire) où il est mort et enterré.

Tibulle décède en 19 av. J-C. et les circonstances de sa mort n’ont jamais pu être clarifiées. Certains pensent qu’il a profité jusqu’au bout des bonheurs de la vie et qu’il est mort de maladie dans les bras de sa mère, entouré de ses amies qui lui tenaient la main. D’autres pensent sur la base de l’épigramme ci-dessous de Domitius Marsus, chroniqueur de l’époque,consacrée à Virgile, que Tibulle a aussi été éliminé par l’empereur.

«Te quoque Vergilio comitem non aequa, Tibulle,
Mors iuuenem campos misit ad Elysios,
Ne foret aut elegis molles qui fleret amores
Aut caneret forti regia bella pede ».

«Toi aussi, Tibulle, pour y accompagner Virgile,
Une mort inique t’a, dans la fleur de l’âge, envoyé aux Champs-Elysées,
Afin qu’il n’y eût plus...
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