Tigre de papier olivier rolin

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  • Publié le : 16 mai 2011
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Tigre de papier par Olivier Rolin

L’Auteur

Olivier Jean Rolin, dit Olivier Rolin, est né le 17 mai 1947 à Boulogne-Billancourt ; il passe son enfance au Sénégal, puis il étudie au lycée Louis-le-Grand et à l'École Normale Supérieure. Il est diplômé en philosophie et en lettres. Membre dirigeant de l'organisation maoïste Gauche prolétarienne, il est le chef de la branche militaire NouvelleRésistance Populaire, ou NRP, qui pratique des actions violentes, attentats et enlèvements. Puis il collabore, en tant que pigiste, aux journaux Libération et Le Nouvel Observateur.

Résumé de L’œuvre

Introduction
Le titre du roman Tigre de papier est la traduction littérale de l'expression chinoise "zhǐ lǎohǔ", désignant une chose apparemment menaçante, mais en réalité inoffensive.L'expression a été rendue célèbre par une interview de Mao Zedong en 1956 dans lequel il emploie l'expression pour qualifier Tchang Kaï-chek et les Etats-Unis (source Wikipédia).

Contexte

Martin, quarante ans environ, est un ancien gauchiste militant de l’organisation « la Cause ». Toute son histoire se déroule comme un road movie dans une DS, voiture emblématique des années 60, nommée « Remember »,qui tourne sans cesse sur le périphérique parisien. Il fait ce voyage avec Marie, la fille de Treize son meilleur ami et ancien compagnon de lutte. Elle veut savoir comment et pourquoi son père est mort, quelles causes il défendait. Et lui, pris dans le flot de ses souvenirs, lui raconte tout ou presque, ne cachant rien : ni leurs actes (qu’il pensait être à l’époque des actes de bravoure), niles regrets, ni le regard à la fois nostalgique et désabusé, qu’il porte aujourd’hui sur ses actions passées.
La passagère pose les questions et le narrateur répond, elle veut tout savoir, comment et pourquoi son père a mené cette vie qui l’amené à ce destin tragique. Alors Martin lui dit tout, des caves où ils préparaient leurs tracts, en passant par les fourgonnettes dans lesquelles ilséchafaudaient leurs « actes de bravoure », mais il lui parle aussi de la guerre d’Indochine, des partis de gauches révolutionnaires actifs ou passifs. Mais aussi le quotidien entièrement dévoué à « La Cause », on a presque l’impression de voir le quotidien d’un contingent d’Al Quaida tant la motivation et les méthodes semblent terroristes. Tout cela toutefois avec une certaine autodérision, teintée delucidité, d’humour, mais surtout de beaucoup de nostalgie.

Un bloc texte de 250 pages
Le début du récit est assez étrange dans la mise en place de l’histoire. La plupart des parties commencent par la lecture de panneaux directionnels routiers et publicitaires et le narrateur utilise le « tu », le « je », et le « vous ». Il n’est pas tout de suite évident de savoir, si Martin et le narrateur nefont qu’un, tant l’utilisation des pronoms personnels sujets rend le personnage proche et lointain à la fois. De plus les blocs de textes sont très très longs avec peu de paragraphes. Tous ces effets stylistiques, surement bien intentionnés et intéressants au départ, passent très (trop) vite à la trappe, car au bout de quelques pages on n’y fait guère plus attention.
En outre, les digressionssont monnaie courante, car au milieu d’un récit le narrateur se rappelle d’un détail qui l’amène vers un autre pour être développé et enfin un retour sur le développement du premier sujet. Pour augmenter encore un peu la difficulté les anecdotes sont entremêlées dans plusieurs dimensions chronologiques entre « La Cause », le passé colonial de son père raté et ancien colabo ou encore la guerre.D’autant plus qu’il y a pléthore de personnages et que l’on ne sait plus qui fait quoi ou si le personnage est un gentil ou un méchant. Je ne suis pas le seul à m’en plaindre puisque Marie lui fait la remarque plusieurs fois.
« (…) tu racontais que tu écrivais un tract et que quelques chose derrière la porte… et puis tu t’arrêtes toujours au milieux de tes histoires » P.32
Cependant, cela donne...
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