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  • Publié le : 23 décembre 2010
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19009 - Peut-on vouloir ne pas être libre ?
Remarques d'introduction :
 
-          La difficulté tient à ce que vouloir est le fait d'un homme libre. Du coup, « vouloir ne pas être libre » = le fait d'un être libre qui cesse de l'être par choix) %u2192 est-ce possible ?
-          A priori, ça l'est : l'absencede liberté est confortable car elle nous évite d'être responsable (« ce n'est pas ma faute » = je ne l'ai pas voulu, je n'ai pas choisi = je ne suis pas libre).
-          Cependant, y a-t-il véritablement un choix derrière une telle attitude ? Ce que Kant appelle minorité est-il voulu au sens strict ?
-          D'un autre côté, on sait ce que peuvent comporter de dangereux les idéologieslibertaires. Ainsi, il y aurait quelque bienfait à vouloir ne pas être libre : il s'agirait, comme le dit Hobbes, de restreindre les passions individuelles afin d'instaurer la paix et la sécurité au sein de la société.
-           Il semble difficile de soutenir que l'homme puisse volontairement accepter d'être asservi ou mineur, tout autant que d'affirmer que l'homme ne doit en aucun cas vouloirrestreindre sa liberté.
 
Problématique : Peut-on librement et sans contradiction renoncer à sa liberté ou l'absence de liberté n'est-elle jamais volontaire (choisie) mais toujours contrainte ?
 
1-      On peut consentir À la servitude, non la vouloir.
 
a)     Qu'est-ce que vouloir ?
La volonté désigne le fait d'un homme libre : elle désigne un choix réfléchi du but à atteindre. Comme le ditDescartes, En effet, celle-ci « me fait connaître que je porte l'image et la ressemblance de Dieu » en ce qu'elle est, parmi mes facultés, la seule qui soit infinie : elle ne se limite pas à ce que l'entendement (ou faculté des représentations abstraites) me présente. Du coup, vouloir ne pas être libre semble une contradiction dans les termes : si vouloir = être libre, alors on voudrait ne pasvouloir ???
Telle est pourtant le paradoxe que l'on constate dans les tyrannies ainsi que l'explique Etienne de La Boétie.
 
b)     la servitude volontaire : une stratégie de la domination, non le fait d'une volonté
La Boétie, partant de l'idée que l'homme est naturellement libre, se demande comment les hommes peuvent accepter la servitude. Y sont-ils contraints ? Soumis par force ou yconsentent-ils ? Selon lui, un tyran n'a de force que celle que ses sujets lui concède : si l'on cesse d'obéir, le tyran est défait (à qui en effet commanderait-il ?)
Cependant, La Boétie souligne qu'un tel acte demande du courage en ce qu'il exige de se défaire de ses habitudes, se dégager du poids de la tradition, et non demeurer dans une posture fataliste.
Ainsi, celui qui n'est pas libre l'estvolontairement : il ne la refuse pas (car il a toujours les moyens de retrouver sa liberté naturelle) ; mais on ne peut dire qu'il veut l'être, au sens strict : il ne fait pas le choix d'obéir : il sert. Il ne se donne pas pour fin la servitude, il la subit sans protester. Finalement, la servitude repose sur une démission de la volonté : elle n'est qu'un consentement passif qui n'a aucune positivité....
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