Tocqueville

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  • Publié le : 26 novembre 2010
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Au XIXème siècle, A. de Tocqueville voit naître sous ses yeux curieux en France et en Europe un vaste mouvement de démocratisation. Il appelle ce long processus historique : « La Grande Révolution Démocratique ». Cette notion est ce que Tocqueville définit comme le fait générateur caractérisé par un long processus d’égalisation des conditions et aboutissant premièrement à un état socialdémocratique c’est-à-dire une forme de société nouvelle pour in fine atteindre un état politique démocratique qui se déclinera soit en une démocratie libérale soit en un despotisme démocratique. Il met en lien ce qu’il observe avec ce qu’il a étudié lors de son voyage aux Etats-Unis. Ce processus historique c’est l’égalisation des conditions. Il définit la démocratie en l’opposant aux sociétésaristocratiques de l’Ancien régime. La démocratie est une société mobile, dynamique et matérialiste où l’égalité est un principe et l’égalisation un processus contrairement aux sociétés aristocratiques où toutes les positions de l’individu sont figées, immuables… Cette polarité entre démocratie et aristocratie pourrait dans sa forme la plus simpliste se résumé à opposé l’égalité démocratique à l’inégalitéaristocratique.
« Pour qu’il y ait une société démocratique il faut que les individus se pensent égaux, se représentent égaux et aspirent à l’être ». Tocqueville s’oppose à la vision quantitative de la démocratie car pour lui, la démocratie est avant tout un état social c’est-à-dire une forme de société où toutes les anciennes institutions (politiques, familiales, culturels, artistiques…) sontchamboulées. C’est un phénomène providentiel irrépressible qui s’impose aux Hommes. La démocratie transforme tous les aspects de notre vie jusqu’aux plus personnels et intimes. L’aspect fondamental de la démocratie est le « sentiment de la ressemblance humaine », on entend exclure toute forme de supériorité, de hiérarchie « naturelle » c’est-à-dire qui serait induite par notre naissance (« Les Hommesnaissent libres et égaux en droit » d’après la DDH de 1789). En démocratie l’Homme : « aspire», « veut »et « désire».
Au travers du texte étudié, issu du chapitre VIII sur « L’influence de la famille », Tocqueville met en exergue comment la démocratie peut d’une part dissoudre les liens sociaux, citoyens qui attachaient les Hommes entre eux ; et d’autre part, en quoi elle a changé radicalementet attaché positivement les membres d’une famille.

Qu’entend Tocqueville par liens sociaux ?
Les liens sociaux décrivent l'ensemble des relations qui unissent des individus faisant partie d'un même groupe social et qui établissent des règles sociales entre individus ou groupes sociaux différents. Ces relations sociales sont concrètes et permettent d’assurer une certaine forme de cohésionsociale et d’intégration des individus par le partage réciproque de valeurs et par la reconnaissance sociale des différences. Les liens sociaux permettent aux Hommes d’acquérir une identité sociale reconnue, autrement dit, ils permettent à chacun de devenir citoyen d’un Etat souverain démocratique. Par essence ces liens participent de manière directe à l’égalisation des conditions. Ils font partiede la sphère de la vie publique et politique de l’Homme. Cette notion est à relier au thème l'intégration citoyenne. La démocratie entraîne une société de l’ « identité », de la similitude caractérisée par un processus d’inclusion dans une même communauté humaine.
Au travers de l’étude des liens sociaux, Tocqueville met en avant un tout nouveau concept : « l’individualisme » qu’il ne faudrait enaucun cas confondre avec le concept « d’égoïsme ». Le premier serait un construit social un produit de la société moderne et plus précisément, selon Tocqueville, la « maladie du citoyen démocratique ». En quoi l’individualisme est « la maladie du citoyen ? ». Tandis que le second serait un caractère psychologique individuel.

Que sont les liens naturels pour Tocqueville ?
L’égalisation des...
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